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[Test] Tokyo Jungle

[Test] Tokyo Jungle
Editeur/Développeur Sony & Crispy's
Date de sortie 09/26/2012
Plateformes PSN
Genre Survival
Classification Déconseillé aux moins de 16 ans
Testé par Kitsune

Note

Total average

4.3/5

Histoire / Ambiance
Immersion / Gameplay
Intérêt / Durée de vie

Ce que j'en pense

Une contre-allée. Ouf. Je vais pouvoir me cacher là-dedans. Mais zut, ce taux de poison. Ça monte. Bien trop vite, nom d’un chien. Oh mince, ne jurons pas trop sur notre propre race quand même, ce serait moche. Aaah, allez-vous-en, les lions, soyez sympas. ARGH, maintenant, voilà que la faim commence à ramener son museau par ici. Oh mince quoi, laissez-moi avec mes jeux de mots, il ne me reste que ça avec mon désespoir. Cette survie avait pourtant tellement bien commencé…

Voilà un discours type qu’il ne sera pas incongru de déclamer à votre téléviseur si vous jouez à Tokyo Jungle un jour (et le but de ce test étant que vous le fassiez). C’est en tout cas ce qui a été sur mes lèvres pendant tous ces derniers jours, manette vissée aux mains, intense concentration pour les premières parties… Et une tension certaine, passé un certain cap.

Si contrairement à moi, vous n’avez en aucun cas été hypé depuis des mois sur cet ovni purement japonais dans l’idée, sachez que Tokyo Jungle est un jeu où la survie sera votre seul et unique but. Mais il ne sera aucunement question d’humains ici. Tout ceci ne sera qu’animal. Qu’ils soient naturellement sauvages ou domestiques à l’origine, tous auront repris leur liberté et seront prêts à en découdre pour assurer leur descendance de manière pérenne, dans un environnement qui ne vous voudra pas que du bien.

Le jeu de la jungle

Vous serez donc lâché en plein cœur de Shibuya, quartier fort connu des Tokyoïtes et des japano-philes, avec un représentant de l’espèce que vous aurez choisi d’incarner. Lors de votre toute première survie, vous n’aurez à votre disposition qu’un Loulou de Poméranie, animal emblé-matique du jeu puisque présent sur la couverture, et un Cerf Sika. Un prédateur, un herbivore, deux systèmes de jeu qui s’abordent de manière totalement différente. Tandis que l’un devra chasser pour agréger les calories ultra protéinées, en essayant de ne pas se confronter à trop gros pour lui, l’autre sera plutôt dans l’esquive et la vigilance constante, puisque plus susceptible de se faire dévorer à chaque coin de rue. Pour survivre, il devra se nourrir de fruits et de plantes disséminés ici et là, ainsi que de rares flaques d’eau formées à la faveur d’un bout de bitume disparu, laissant à peine quelques centimètres pour recueillir un peu d’eau de pluie, afin de lutter contre la faim qui viendra naturellement se rappeler à votre bon souvenir.

30 millions d’ennemis

Tout cela semble si simple sur le papier, il est vrai. C’est donc sans compter sur les différentes variables naturelles qui viendront vous enquiquiner tout au long de votre partie. En mettant de côté la chaîne alimentaire qui est à peu près respectée (une meute de chats très bien jouée peut venir à bout d’un guépard, oui oui.), il faudra surtout faire attention aux conditions atmosphériques et climatiques. Ces dernières seront bien plus vicieuses durant votre partie : les pluies acides et la toxicité que cela amène à tout niveau, la nuit tombée ou encore la chaleur étouffante seront parmi les principaux handicaps avec lesquels il faudra se débattre.

La famine sera aussi au rendez-vous, naturellement, et il faudra régulièrement se reporter à sa carte (entièrement révélée dès le début de chaque partie et immuable dans sa construction) permettra de constater ou sont situés les quartiers les plus généreux en nourriture. Mais également les événements, vous évitant parfois de vous jeter dans la gueule de dinosaures aux dents et griffes affûtées alors que vous êtes un simple chat de gouttière. Oui, des dinosaures, vous avez bien lu.

« Je veux vivre, pas survivre ! » Témoignage émouvant d’un Loulou

Mais au-delà de la survie, qui est bien sur le pilier du jeu et ce sur quoi il faudra se focaliser, il demeure des à-côté plus qu’intéressants et sur lesquels il serait bien avisé de se pencher pour profiter toujours plus des petites features que propose Tokyo Jungle.

Tout d’abord, les défis. Allant du rang E à S, suivant le nombre d’années écoulées et leur difficulté, ils permettent, s’ils sont relevés dans un temps imparti de 10 ou 15 ans, de gagner de petits bonus non négligeables, que ce soit un bonus d’endurance, de vie, voire même de l’équipement !

Il sera aussi possible de récupérer des archives qui nous en apprendront plus sur les circonstances qui ont mené à cet état d’Animals gone wild. Ces archives seront aussi la levée de cadenas du mode histoire qui, s’il semble anecdotique au premier abord, apprend quelques petites astuces dont il sera agréable de faire usage dans le mode survie (en plus de nous permettre d’incarner un panel d’animaux assez varié et de décider ceux qui fonctionnent le mieux sous notre direction).

Bien sûr, il n’y a pas d’évolution d’un milieu naturel sans adaptation. Ainsi, vos 40 espèces jouables, à force de générations, pourront voir leurs statistiques grimper significativement, vous assurant de meilleures chances de survie. Sans compter la kilotonne d’objets plus qu’hilarants dont vous pourrez les vêtir, telle une Paris Hilton avec son Tinkerbell, afin de booster temporairement vos statistiques. Pour débloquer les animaux ? Rien de plus simple, il vous suffira de remplir des objectifs, puis de les débloquer avec des Points de Survie que vous gagnerez (en nombre conséquent), tout cela dans le mode Survie. On notera tout de même qu’une petite dizaine d’espèces sont à acheter uniquement par DLC. Certes, cela ne coûte pas très cher, et le jeu en lui-même n’a pas un prix excessif, mais ce serait peut-être l’un des seuls points gris que l’on pourrait reprocher à Tokyo Jungle.

Ceci, est le mode multijoueur. Tokyo Jungle propose avec beaucoup de potentiel toute une partie multijoueurs où vous devrez coopérer à deux pour aller encore une fois le plus loin possible. Il n’y aura aucun souci à mêler herbivore et prédateur, ce qui fait des parties équilibrées et complémentaires, avec un souci moindre pour se nourrir. Seulement, tout cela ne pourra se faire qu’en local. Il est clair que ça facilite la cohésion entre deux joueurs mais on aurait aimé pouvoir s’allier avec des amateurs de survie bestiale du monde entier…

En résumé, Tokyo Jungle est un titre qui sort assurément de l’ordinaire. Sa plongée dans un Shibuya post-apocalyptique n’est certainement pas saisissante de réalisme, au vu des graphismes quelques peu fainéants – le jeu aurait pu être une très bonne galette de PS2, honnêtement -, mais il saura vous retenir. Et longtemps. Le challenge du scoring trottera toujours dans un coin de votre tête, sachant qu’il n’y a pas de fin à la survie, vous serez toujours tentés d’essayer toutes les combinaisons possibles pour voir quelle est celle qui fonctionne le mieux, voire même, de pousser le challenge à vous en sortir contre loups et lions avec un POUSSIN, pour ne donner qu’un exemple. Terriblement addictif si vous accrochez au concept, et distillant ses actes d’histoire, tel un compte-gouttes, il vous faudra de longues heures acharnées mais passionnées pour en voir le bout, sans que cela ne semble être un allongement artificiel.

Vraiment, une petite perle qui mérite d’être diffusée au plus grand nombre.

Les Plus :

  • Un concept vraiment original
  • Rejouable à l’infini, par petites ou longues sessions
  • Des tas de bonus disponibles, de l’animal à débloquer à la simple casquette
  • Gros risque d’addiction à venir

Les Moins :

  • Un multijoueur un peu limité, de par son exclusivité au local
  • Les DLC ?
Kitsune

3 commentaires

  1. rémy

    J’adore ce jeu, je ne peux qu’être d’accord avec tout ce que tu dis, je veux plus de jeux ovni comme celui là

    A partagé sa vision des choses le 9 octobre 2012
  2. gold account

    Pour ce qui est de la jouabilité, il n’y a pas vraiment de défauts à noter : la prise en main est rapide, et c’est une joie d’apprendre à mettre des coups de griffes, de dévorer un animal d’un coup de crocs ou encore de dévier ses attaques. Et heureusement que le gameplay est fameux, car la durée de vie de ce soft est immense : dans une partie de survie, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer, surtout si vous souhaitez débloquer tous les animaux disponibles. Et puis le temps passe vite, ce qui inclut le fait que la faim va vite vous tenailler et l’obligation de vous reproduire sera très vite présente. De plus, de nombreux évènements viendront rythmer votre partie, et une bonne quantité de défis seront à réaliser pour augmenter un maximum vos points et pouvoir par conséquent débloquer les animaux ainsi que leurs costumes. Oui, vos points, car Tokyo Jungle est un jeu à scoring. Plus vous survivez longtemps et accomplissez des défis, plus votre score explosera. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, chaque animal ne fait pas gagner le même nombre de points. Après tout, c’est plus difficile de jouer un herbivore, c’est donc normal que le score de celui-ci soit bien plus élevé qu’un carnivore même si la durée de votre survie est la même.

    A partagé sa vision des choses le 24 octobre 2012
  3. offshore corporations

    Engendrer une nouvelle génération aura aussi pour effet de vous constituer un petit ‘gang’, suivant la femelle que vous rencontrerez (il en existe de 3 sortes) la portée sera plus ou moins grande (allant de 1 jusqu’à 5 bébés). Vous n’en contrôlerez toujours qu’un seul à la fois mais les autres vous prêteront main forte au moment d’attaquer et pourront prendre la relève si vous vous faites tuer.

    A couché sa pensée le 31 octobre 2012

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