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[Test] The Wolf Among Us (saison 1)

[Test] The Wolf Among Us (saison 1)
Editeur/Développeur Telltale Games
Date de sortie 10/11/2013
Plateformes PC, Xbox 360/One, OS X, PlayStation 3/4/Vita, iOS, Android
Genre Aventure
Classification Déconseillé aux moins de 16 ans
Testé par Miss Ju

Note

Total average

4.3/5

Histoire / Ambiance
Immersion / Gameplay
Intérêt / Durée de vie

Ce que j'en pense

J’ai décroché vers la sortie de la Playstation 3, à une époque où je craignais ne jamais retrouver la même passion, la même euphorie que j’avais étant gamine quand je tenais un nouveau boîtier entre mes petits doigts boudinés. À cette époque ingrate qu’est l’adolescence, je pensais que les jeux vidéo c’était fini pour moi, condamnée à passer le reste de ma longue existence à sortir, rencontrer des gens et profiter de la vie… Que nenni, chère moi du passé ! car ta boulimie virtuelle n’était pas prête d’être finie.

L’année 2013 a marqué ma septième et dernière année d’hibernation vidéo-ludique, quand une amie à moi du nom de Cam m’a replongée dans le bain (sans bouée canard, évidemment). La vérité c’est que j’aurais pu et dû déménager de ma grotte bien plus tôt. Aveuglée par cette nostalgie crétine du « c’était mieux avant », des jeux super j’en avais raté des tas. The Wolf Among Us aurait pu en faire partie de ces derniers.

Telltale Game, c’est un des rares studio qui m’a réconciliée avec les jeux vidéos, les vrais, ceux qui me tiennent en haleine des heures durant et remuent en moi un peu plus que l’envie d’en voir les crédits. Passés maîtres dans les adaptations, tant de comics, de romans que de séries, leurs jeux ont ça de merveilleux qu’ils sont parvenus à inspirer la profane que j’étais, là où ils auraient pu se contenter de tomber dans le fan service* pur et dur. Car avant de tâter du clavier en compagnie des personnages de The Walking Dead, ou du loup solitaire de The Wolf Among Us, je ne connaissais franchement rien ou peu de leurs comics d’origine.

* le fan service est une pratique connue des films/séries/anime/jeux/etc. qui consiste à alimenter la passion des fans et qui est créé dans le but premier de les satisfaire.

Bref ! assez parlé de ma (merveilleuse) personne, c’est l’heure d’embarquer dans le monde féerique des Fables pour de merveilleuses aventures pleines de castagne et d’hémoglobine en cel-shading.

 

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de sex, de drogue et de rock’n roll. 

Il était une fois en 1985 à New York, ou la Grande Pomme pour les intimes, le petit quartier de Fabletown. Caché au beau milieu de Manhattan, ce dernier abrite un drôle de secret : ses habitants sont tous des personnages de contes et légendes, dissimulés depuis des années dans la masse des humains lambda. Un exercice plutôt facile pour ceux qui arboraient déjà une apparence humaine dans leur fable d’origine, mais qui l’est bien moins pour leurs compères à quatre pattes ou à fourrure. Dépendants d’un charme appelé « Glamour » censé leur donner forme humanoïde, ceux qui ne peuvent se l’offrir sont condamnés à vivre loin des autres, reclus dans un lieu appelé la « Ferme », dont nous ne savons presque rien.

Dans cette pléiade d’individus romanesques, vous incarnez Bigby Wolf, le « Big bad Wolf » alias le grand méchant loup en langue de Molière, qui tient le rôle de shérif de Fabletown. Un job pas de tout repos puisque la grande majorité de vos chers compagnons du pays imaginaire semblent tout particulièrement affectionner les roustes, la drogue, l’alcool et les lap dance.

Il vous faudra vous pencher sur la mort mystérieuse de certains de vos comparses, enquête qui vous conduira dans les recoins les plus malfamés de la ville, à la découverte des sombres secrets de Fabletown dont vous ne soupçonniez pas l’existence.

Le jeu se découpe en une saison de 4 épisodes, tous sortis successivement à quelques mois d’écart, donnant la possibilité aux joueurs de découvrir le jeu petit à petit ou d’attendre la saison complète. La saison 2 de The Wolf Among Us n’est, pour l’heure, pas encore annoncée.

Les dates de sortie des différents épisodes :

  • Ép 1 : 11 octobre 2013
  • Ép 2 : 4 février 2014
  • Ép 3 : 8 avril 2014
  • Ép 4 : 27 mai 2014
  • Ép 5 : 8 juillet 2014

Le jeu possède un site officiel ! Pour ceux qui voudraient y jeter un coup d’œil, je vous donne le lien : https://www.telltalegames.com/thewolfamongus/
Je le trouve joli, certes, mais j’ai l’impression vague qu’il n’apporte rien de spécial au schmilblick. Quelques bonus par exemple, c’aurait été un vrai plus agréable à se mettre sous la dent.

 

« Miroir mon beau miroir, dis-moi qui est le plus beau jeu vidéo ? »

Dès les premières secondes de jeu, j’en prends plein la tronche : on se croirait dans une bande dessinée mouvante. C’est beau, c’est clean, les décors sont chiadés et les couleurs flashy rendent l’atmosphère de Fabletown vraiment prenante. J’ai rien de négatif à dire sur la direction artistique, je la trouve impeccable. Les personnages sont bien réalisés, l’univers tape à l’oeil et sexy donne envie de s’y plonger sans retenue. Niveau animation, je dénote quelques expressions ou mouvements un peu rigides par moments, mais rien de bien dramatique cela dit.

Seul bémol, les personnages féminins (même glamourés) sont un poil tous identiques (comprenez BONNES) là où les faciès masculins sont divers, variés, et intéressants. A croire qu’il est toujours impensable pour une femme d’avoir une « gueule » dans un jeu vidéo, ou même d’être juste un peu moche. A noté qu’ici, la règle s’applique aussi aux trollettes de 400 kg, certes camouflées grâce à la magie, mais quand même.

Au final, j’accroche plus avec les design des (rares) personnages non-humains, que je trouve plus originaux et hauts en couleurs que les autres.

 

Système de jeu/jouabilité

Tout comme son grand-frère The Walking Dead premier du nom, The Wolf Among Us fonctionne sur un système de décisions que le joueur devra prendre et qui influeront plus ou moins sur vos relations avec les divers personnages principaux et la trame narrative du jeu en général. Vous aurez jusqu’à un maximum de 4 possibilités de dialogues ou d’actions, allant de la réponse sympathique à d’autres plus grognonnes, en passant par le traditionnel « … » je-m’en-foutiste. Attention, il faudra être rapide car vous avez un temps limité pour répondre ! pas facile pour ceux qui ne sont pas entièrement à l’aise avec l’anglais ou aiment prendre leur temps. Petite astuce si vous jouez sur PC en mode fenêtré, vous pouvez cliquer en dehors de votre fenêtre de jeu (dans la barre des tâches par exemple), votre écran se figera et vous aurez le temps de lire les divers dialogues possibles et réfléchir un tantinet avant de vous lancer. Bon, c’est un peu tricher, mais dans ma grande mansuétude je vous pardonne.

A certains points du jeu vous aurez également des sortes de carrefours scénaristiques où vous devrez, par exemple, choisir de vous rendre à tel ou tel endroit en premier. Ces décisions ayant une certaine influence sur les événements, vous n’aurez donc pas d’autre choix que de manquer certaines scènes pour assister à d’autres. Pour ceux qui auraient envie de tout voir, pas de panique, le système de sauvegardes vous propose de revenir à n’importe quelle scène du jeu à partir du moment où vous l’avez déjà passée. Vous pourrez donc faire et refaire différents essais, sans écraser votre sauvegarde d’origine. C’est beau ça, n’est-ce pas ?

 

L’illusion du choix

Alors bien sûr, je vous vois venir : « quoiiii ?? un jeu où TOUTES mes actions ont des répercussions sur l’univers et l’histoiiiiire ? c’est tellement méga merveilleux que j’ai une subite envie de vomir des chatons mauves ». Oui, bah non. Primo parce que c’est dégueulasse le mauve, secundo : The Wolf Among Us n’est pas siiiii ouvert qu’il prétend l’être et manie habilement l’illusion du choix.

Qu’on soit bien clair : le jeu a beau vous signaler en début de partie que vos décisions et vos actions auront des répercutions sur l’histoire et l’univers, ça n’est qu’à moitié vrai. Déjà parce que, quelle que soit la manière dont vous ferez réagir votre héros, qu’il soit gentil comme un enfant de cœur ou Satan en personne, la trame narrative ne changera pas, ou peu. La différence majeure résidera dans la manière dont les personnages secondaires vous verront et apprécieront. Vous sauvez truc-much de la mort alors qu’il a aussi la possibilité de mourir ? ce dernier aura de grandes chances de ne plus apparaître de l’histoire, ou alors qu’à de très rares occasions, et n’aura plus grande utilité dans la suite des événements.

Certains s’offusqueront de cette publicité mensongère, personnellement ça ne me traumatise pas plus que ça. Tout au plus je trouve ça normal dans ce type de jeu court et très scénarisé, peu adapté au mode Sandbox*. Alors bon, c’est vrai on est pas vraiment « libres », la belle affaire ! Quand on sait quel travail de développement il faudrait pour que chaque choix ait une réelle importance ou qu’il soit possible au joueur de faire ce qu’il souhaite sans entrave, et ce sans que ça ne soit au dépend de l’histoire principale, alors je préfère encore qu’on s’en tienne à ce qu’on a là. Les gros gloubiboulga de liberté dont ni le joueur ni les scénaristes du jeu ne savent quoi faire, je préfère m’en passer. En plus il y en a déjà suffisamment dans d’autres jeux.

*Sandbox (« bac à sable » en français) est un terme qui représente la notion de liberté dans un jeu vidéo. Un jeu orienté sandbox n’a pas d’objectif prédéterminé par le concepteur du jeu, le joueur y est alors libre de définir ses propres objectifs.

 

Un point and click ? t’es sûr ?

Si The Wolf Among Us possède une interface proche de celle des point and click*, ce serait, selon moi, une erreur de l’assimiler à ces derniers et pourrait même en décevoir certains. Avis aux fans du genre : nulle énigme, exploration ou combinaison d’objets ne vous attend ici. Vous aurez tout au plus à choisir entre, par exemple, frapper poliment à une porte ou la défoncer d’un coup de pied (sans que ça ne change quoi que ce soit à l’intrigue, très utile…). Entre autre, vos rares phases d’exploration n’auront pas vraiment d’autre utilité que de vous mener jusqu’à la prochaine cinématique. De ce fait, je classerais TWAU dans la catégorie des jeux d’aventure graphique ou fiction interactive. Un peu dommage quand on sait qu’un scénario d’enquête tel qu’on nous le propose ici pourrait faire un superbe jeu de réflexion, de recherche d’indices et d’investigations. Un genre de polar interactif quoi.

Telltale a visiblement préféré miser sur un mélange un poil mal dosé entre action d’une part et contemplation de l’autre, plutôt que sur l’analyse ou l’investigation. Un choix qui en ravira sans doute certains tout en en décevant d’autres, ces derniers dont je fais partie.

*les « point and click » sont des jeux dans lesquels des fenêtres spécifiques affichent les actions réalisables par le héros (représentées par des mots ou des icônes) : marcher, ouvrir, parler, etc. Le joueur pointe le curseur sur une action et clique afin de la valider. En cliquant ensuite sur des éléments-clés de l’environnement de jeu, il va pouvoir faire interagir le personnage en conséquence : déplacement vers tel lieu, ouverture de tel meuble, discussion avec tel personnage, etc.

 

« Mère-grand, comme vous avez de grands bras ! - c’est pour mieux te péter la mouille mon enfant. »

Dans la quasi-totalité des cinématiques de The Wolf Among Us, vous aurez des phases de Quick Time Event* sous forme de bastonnades qu’il vous faudra passer sans encombre si vous ne voulez pas vous retrouver mort de décès.

Je sais que c’est devenu la mode, qu’on retrouve ce truc dans pas mal de jeu maintenant, mais je suis vraiment pas une grande fan du système des QTE que je trouve assez inutile en soit. Certes, ça évite de rester les bras croisés devant certaines scènes, mais on passe malheureusement plus de temps à taper sur les bonnes touches (bon courage pour les joueurs PC qui doivent se dépatouiller avec un clavier en mode QWERTY) qu’à s’intéresser réellement à ce qui se passe à l’écran. Du remplissage pas très convainquant, selon moi, mais qui satisfera probablement ceux en mal d’un peu d’action.

A la limite, si les phases de QTE avaient des vraies répercutions sur la suite des événements, dans le cas où on perdrait lors d’une rixe par exemple qui permettrait à l’assaillant de nous échapper, pourquoi pas ! mais là non, rater une scène vous conduira irrémédiablement vers un game over et il vous faudra la recommencer jusqu’à la réussir. Dans le jeu The Walking Dead, on pouvait encore comprendre ce principe, puisqu’une castagne avec un zombie qui tourne mal se termine généralement par la mort, c’est d’ailleurs la trame de base axée sur la survie en milieu mortel qui rend ce « tout ou rien » plutôt crédible. Dans The Wolf Among Us ça n’est pas le cas, il aurait été mieux de la part des développeurs d’ajuster leur gameplay en conséquence et de le rendre plus en rapport avec le genre d’univers qu’ils adaptent.

Bref ! The Wolf Among Us manque de nuance et de prise de risque dans sa jouabilité, on a d’avantage l’impression d’assister à une série dans laquelle il est possible de foutre un coup de poing de temps à autre qu’à un jeu à proprement parlé. Néanmoins, la trame narrative a su me séduire suffisamment pour que j’ai envie d’y plonger (à deux ou trois reprises), malgré les quelques longueurs et une fin qui s’essouffle légèrement. Encore une fois je ne spoilerai rien !

*le Quick Time Event (abrégé QTE) est une phase particulière d’un jeu vidéo démarrant généralement au cours d’une cinématique. Elle consiste à limiter le joueur dans son contrôle du personnage à seulement quelques touches qui s’affichent à l’écran. Ces touches s’affichent les unes après les autres tout le long de la cinématique et de manière rapide et inattendue.

 

Ok de la baston… et sinon ?

C’est un peu le point noir du jeu. Après un premier épisode plutôt bluffant, la suite nous met vite au parfum de ce qui sera, pour moi, un périble bien moins haletant que chez son cousin The Walking Dead. Je ne ressens aucune notion d’enjeu. Certes, des gens meurent et on passe même la majorité du jeu à nous faire tataner la tronche en beauté, mais voilà : les Fables sont à la limite d’être immortels (vas-y que j’te plante une hache dans la gueule et que ça t’fait l’effet d’une caresse) et ça rend le tout un peu trop inconsistant. On sait d’avance que Bigby est un héros increvable qui n’est que rarement mis à mal par ses opposants. Et si par malheur on vous disloque un bras, vous pourrez tout de même vous taper une petite partie de tennis dans les deux heures qui suivent. Ça serait trop dommage d’avoir des faiblesses après tout.

Bref, il en va de même pour les autres protagonistes, à tort ou à raison on a du mal à craindre pour leur vie. D’autant qu’au final, on en sait que très peu sur ces personnages secondaires et leurs relations avec le héros ne sont que peu développées. Je sais pas pour vous, mais de mon côté j’ai du mal à m’identifier et à m’émouvoir pour des types que j’ai croisé le temps de deux lignes de dialogues en tout et pour tout. Mais ça c’est mon côté psychopathe aussi.

 

Conclusion

Pour ne pas finir sur cette note négative, je conclurais ainsi : The Wolf Among Us est un très bon jeu à partir du moment où l’on sait à quoi s’attendre. Malgré quelques manques du coté de la profondeur des personnages, l’univers est porté par son ambiance captivante et son scénarios alléchant.

Cela dit, autant prévenir : les grands amoureux de la gâchette et du gameplay ne trouveront peut-être pas satisfaction dans ce jeu d’un genre plutôt contemplatif. Pour les autres, amateurs de scénarios à rebondissements, lancez-vous ! TWAU vous fera peut-être, tout comme moi, passer de très bons moments.

 

Les :

  • Les graphismes
  • L’ambiance
  • Les musiques
  • L’histoire

 

Les ლ(ಠ益ಠლ) :

  • Un peu court (comptez environ 2h par épisode, donc un total de 10h pour la saison complète)
  • Un manque de réelles relations entre les différents personnages
  • L’absence de version française (ou même au moins de vostfr officielle) sur PC
  • Le clavier qu’il faut passer en QWERTY (pour les joueurs sur PC évidemment)

Ju.

Ju

About the author: Ju

Partenaire malgré moi d'une grande-soeur ne voulant pas jouer seule aux jeux d'horreur ou passer les niveaux aquatiques de Tomb Raider, j'ai par sa seule et unique faute grandi dans la peur des fonds marins pixelisés et des zombies dans les placards. Après de nombreuses années à la regarder voguer dans des univers bourrés de pixels qui s'enjaillent (Dune, Prince of Persia ou encore La Quête de l'oiseau du temps sur Amiga 500), j'ai eu droit à ma première console perso, la Megadrive, suivi rapidement d'une PlayStation 1. C'est sur cette dernière que j'allais faire mes armes et découvrir un panel de jeux aussi énormes qu'excellents. Aujourd'hui, je joue principalement sur PC. J'ai depuis toujours eu une affection toute particulière envers les jeux qui possèdent un bon scénario. Final Fantasy (jusqu'au X), Kingdom Hearts, Oddworld, Monkey Island, Discworld, Blade Runner, The Walking Dead, Heart of Darkness... je n'aurais jamais assez de place sur cette page pour énumérer tous les jeux que j'ai fait et refait, et surtout adorés.

1 commentaire

  1. Trafalgar D. Sarah

    J’ai beaucoup apprécié ce jeu (que j’ai joué sur xbox) qui m’a fait passé un agréable moment. Même si j’avoue que ce jeu est beaucoup trop court, de plus je suis absolument d’accord avec l’auteur de cet article quand à l’illusion du choix, j’ai pu remarquer au fil de l’histoire que qu’elle que soit la décision que je prenais ça n’avait pas réellement d’impact sur l’histoire. Néanmoins la beauté des graphisme (que j’ai adoré ! Il est très difficile pour moi de jouer à un jeu où le graphisme est de mauvaise qualité), les musiques et le scénario m’ont toute de suite fait oublié ce défaut.
    PS : je n’avais absolument pas remarqué la similitude entre les personnages féminins.

    A partagé sa vision des choses le 9 août 2015

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