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[Test] Resident Evil 7 : Biohazard – Deluxe Edition

[Test] Resident Evil 7 : Biohazard – Deluxe Edition
Editeur/Développeur Capcom
Date de sortie 24/01/2017
Plateformes PC, PS4, Xbox One
Genre Survival
Classification Déconseillé aux moins de 18 ans
Testé par Calli

Note

Total average

4.3/5

Histoire / Ambiance
Immersion / Gameplay
Intérêt / Durée de vie

Ce que j'en pense

Le nouveau Resident Evil 7: Biohazard avait crée la surprise et suscité la curiosité des nombreux fans lorsque le trailer et la démo sont sortis. Avec sa vue à la première personne et ses airs de Silent Hill PT (ou « la démo fantôme » ! lol), on était pressés de voir ce que donnait la version définitive de ce nouveau RE. Coup de génie ou déception? Découvrez la réponse dans ce test de la version « Deluxe ».


Le contenu

Avant d’en savoir plus sur l’histoire, découvrons ce que contient cette édition et si elle mérite son nom! Pour 94.99€ euros, vous aurez donc le jeu, 1 thème pour votre PS4, le season pass et un pack de survie.
Habituellement, je trouve les bonus in game de ce genre de pack assez inintéressants, mais il se révèle que celui-ci vous sera fort utile. Il s’agit d’une boîte de fournitures que vous trouverez dans votre coffre. Elle contient un remède premier soin, un remède premier soin fort, 3 herbes (assez utile au début le temps de comprendre les mécanismes du jeu) mais surtout  une pièce défense. Cette dernière permet de renforcer votre corps et ainsi de subir moins de dégâts, apportant un réel bonus. Attention cependant si vous choisissez d’équiper cet item, il vous en coûtera une place dans l’inventaire.
Le season pass sera composé de 3 contenus dont les vidéos interdites. Actuellement, seul le premier contenu est dispo, il est contient les vidéos interdites vol 1 et d’un jeu bonus (j’en parle plus loin dans ce test)

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Evil Memories

Je me souviens de la toute première fois où j’ai joué à un jeu de la saga Resident Evil. C’était le volume Resident Evil Rebirth sur Nintendo Gamecube, jeu choisi par mon petit frère. Je me rappelle des sursauts dès le menu de démarrage avec la voix sombre qui disait « Resident Evil », le stress engendré par l’ouverture des portes, les sursauts avec ces maudits chiens! Je me souviens qu’on jouait toujours à deux au début et il n’y a pas très longtemps, mon frère m’a confessé qu’il n’a jamais pu finir sa partie solo parce qu’il avait trop peur, je doute donc qu’il goûte aux joies de ce dernier volume de la saga (froussard va!). Depuis, j’ai joué à presque tous les volumes de la saga et elle est devenue l’une de mes favorites même si j’avoues que les derniers jeux m’avait un peu déçue. Et bien en jouant à Resident Evil 7 : Biohazard j’ai retrouvé les premières émotions que j’ai connu avec les premiers jeux. Le sentiment de malaise, parfois de dégoût devant la saleté de la maison et les horreurs qu’on y trouve, l’angoisse quand on ouvre une porte et de ne pas savoir ce qui nous attend derrière. Et puis les petits bruits qui viennent faire monter la pression comme une porte qui se referme, des bruits de pas, le sursaut quand un personnage apparaît devant vous, la crainte devant un autre qui veut vous tuer tel un Nemesis. Bravo Capcom vous avez réussi a bien me faire flipper au début, pfiou ! Et encore je n’ai pas fait le jeu en VR car je ne suis pas équipée de cet accessoire, fort heureusement pour mon entourage qui m’aurait surement entendu hurler ! Sur ce point, je tiens vraiment à saluer Capcom qui a fait le pari de développer un jeu tout entier avec cette technologie, chapeau!

C’est vrai qu’il y avait de quoi être sceptique au début quant à la légitimité de ce Resident Evil. En testant la première démo, on découvrait un héros totalement inconnu, Ethan. Mais où sont passés Jill, Chris, Léon et les autres ? Qui plus est sans armes, tentant de s’échapper et encore plus déconcertant le tout en vue subjective. Il est vrai que notre héros semble n’appartenir à aucun groupe d’élite, ni être en lien avec les figures emblématiques de la séries, où être dans un lieu familier non plus… rien ne semble lier ce épisode aux autres. Et pourtant ce Biohazard est un véritable hommage aux premiers épisodes de la saga et surtout au tout premier. 

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Bienvenue dans la famille

Le jeu nous propose d’incarner donc Ethan, un homme dont la compagne Mia a disparu depuis 3 ans. Il reçoit un mail contenant une vidéo de sa bien aimée qui semble paniquée et le supplie de ne surtout pas venir la chercher… ce qu’aurait fait la plupart d’entre nous. Et bien Ethan lui est sacrément courageux car il décide de s’aventurer dans le bayou, en Louisiane, tout seul, sans armes, dans la maison des Baker à la recherche de Mia.
Dès le départ on ne peut s’empêcher de pousser la comparaison avec le fameux Manoir Spencer. Une maison immense où s’est déroulée des atrocités, qui semble vide mais qui ne l’est pas et où des occupants pas très recommandables vous attendent de pied ferme. Vous n’aurez plus qu’un but, vous échappez vivant de cette demeure. A vous de trouver des indices et des objets pour vous aider dans votre survie. La première partie du jeu est vraiment centrée sur l’exploration, les énigmes, la fuite, la recherche d’armes, on avance à tâtons de peur de tomber sur l’un des membres de la famille et de se faire trucider. Et le choix de la vue subjective fonctionne parfaitement dans ce contexte ! Vous vous sentez à la place du personnage, vous vivez l’expérience, guettant la moindre ombre (la votre risque d’ailleurs de vous faire sursauter !), le moindre bruit de pas… et même en étant désarmé, on se sent d’autant plus vulnérable ! Au début, votre seule alternative sera de fuir et de vous cacher, la confrontation directe vous mènera tout droit à une mort certaine : vous vouliez du survival, vous êtes en plein dedans !

Fort heureusement pour nos nerfs et notre petit coeur, ce sentiment de stress s’estompe un peu au fur et à mesure qu’on progresse dans l’aventure. Tout d’abord parce qu’on finit par comprendre les mécanismes du jeu et le fonctionnement des ennemis, mais aussi parce que l’on se sent moins vulnérable au fur et à mesure qu’on débloque l’arsenal mis à disposition. Et de ce côté il y a de quoi faire. On retrouve le couteau, la pistolet, le fusil, le lance grenade et autres armes bonus à dénicher grâce à des pièces à récolter en explorant l’environnement ou en résolvant des énigmes. La progression est très évolutive et on sent la montée en puissance même si on peut regretter quelques temps morts vers les 2:3 de l’aventure, après une intro assez extraordinaire (ce bon vieux Jack !)

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Un vrai Resident Evil

Même si on ne suit pas les aventures du BSAA ou d’Umbrella et qu’on est revenu aux sources du survival plus qu’à l’action pure, je peux vous assurer que ce jeu est bel et bien un Resident Evil. On retrouve de nombreux clins d’œils mais aussi système de jeu qui proviennent des premiers volets, en voici quelques uns. ALERTE (petit) SPOIL (rien à propos du scénar cependant) !
Le premier, j’en ai déjà parlé, c’est la maison des Baker, qui rappelle sans contexte le Manoir Spencer, lieu un peu huit clos qui regorge de cachettes, annexes et passages secrets. Maison dans laquelle on retrouve le système des portes fermées à clés dont chacune porte un emblème, ça vous rappelle quelque chose? Oui ces fameuses portes qu’on ouvre et qui grincent de la même façon que dans le premier Resident Evil nous laissant à l’affût de ce qui se cache derrière… Porte derrière laquelle vous trouverez peut être un coffre. Un coffre où vous pourrez stocker tous vos objets et les retrouver dans un autre coffre situé à un autre emplacement, comme dans d’autres épisodes de la saga… Les pièces où se trouvent les coffres contiennent d’ailleurs souvent un point de save, un vieux magnétophone, clin d’œil aux machines à écrire et aux rubans encreurs (remplacées par des cassettes en mode survie) ! Ces pièces sont également des points safe comme à l’époque, l’occasion de reprendre son souffle!
On retrouve également nos précieuses herbes vertes et flacons de premiers soins, qu’on pourra toujours combiner, non plus avec une herbe rouge mais avec du fluide chimique. Le système de combiner les items est revenu au centre du jeu pour créer de nouvelles ressources. Autre rappel à la saga : la jauge de vie en courbe sinusoïdale.
La gestion de l’inventaire est capitale et vous demandera beaucoup de rigueur. Un aspect qui apporte un petit côté stratégique dans la gestion des ressources, attention les munitions sont assez rares, vaut-il mieux utiliser ce fluide pour créer un remède de 1er soin ou des balles pour pistolet ? Est-il nécessaire de porter autant d’armes ? Fort heureusement, des sac à dos trouvés au fil de l’aventure serviront à augmenter l’espace disponible dans votre inventaire.
Autre élément qui fait son grand retour : les énigmes ! Avec le clin d’oeil du fusil ! Cela a été pour moi un grand plaisir de retrouver des énigmes dans ce jeu même si elles ne sont pas très compliquées, elles peuvent mettre la pression quand vous êtes poursuivis et permettent de calmer le rythme du jeu. J’ai beaucoup aimé celles avec les jeux d’ombres.
Enfin, vous avez Jack qui a un peu le rôle du Nemesis, une allusion à Raccoon City à un moment du jeu sans parler de la fin même là je ne vous en dirai pas plus !

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Vous l’aurez compris, avec Resident Evil 7 : Biohazard, Capcom a su se remettre en question, en reprenant les mécaniques qui ont fait le succès de sa saga et en y incorporant de nouvelles choses. Parmi elles, les cassettes vidéos VHS qu’on avait déjà découvert dans la démo. Ces items qu’on trouve dans le jeu nous dévoilent les (més)aventures d’autres survivants tombés entre les mains des Bakers. L’intérêt c’est que vous avez la possibilité d’incarner ses malheureux et de jouer les séquences. Je trouve l’idée excellente pour casser le rythme, cela permet aussi de découvrir d’autres personnages et cela donne aussi des indices pour l’aventure principale (j’ai trouvé la vidéo Joyeux Anniversaire horrible !) Côté facultatif, vous pouvez également vous mettre à rechercher les trésors de la maison Baker, trésors indiqués par des plans ou photos qui vous permettront le plus souvent de débloquer une arme bonus. Vous pouvez également vous lancer dans la collecte des pièces antiques comme évoqué plus haut, ces dernières vous permettront d’ouvrir des cages qui donneront accès à des bonus sympa. Enfin si vous n’aimez pas les poupées qui remuent la tête, allez détruire tous les « mister everywhere » de la demeure, il y a de quoi faire !


Le premier DLC

Ce 1er contenu supplémentaire disponible donne accès à un jeu bonus et à 2 vidéos interdites : « Cauchemar » et « La Chambre ».

Cauchemar

Dans Cauchemar vous incarnez un survivant qui ne vous est pas totalement inconnu car il s’agit de Clancy, le cameraman, qui s’était fait attraper par Jack dans la toute première vidéo vue par Ethan. Enfermé au sous sol de la maison par Jack, son but est de survivre aux assauts des monstres  jusqu’à l’aube (là aussi un clin d’oeil à un autre jeu d’horreur?) soit 5 heures. Je vous rassure pour nous ça fait environ 40 minutes.

Heureusement pour lui, Clancy dispose de matériaux (représentés par des points, il en a 1000 au début) qu’il peut dépenser à l’établi pour fabriquer des armes, des munitions, soins mais aussi améliorer sa santé et ses capacités. Les matériaux sont générés par 2 machines qu’il faut activer manuellement. Dans tout le sous sol des pièges peuvent aussi être activés en échange de matériaux mais attention de ne pas tomber dedans vous même (oui ça sent le vécu !).

Une grosse part de stratégie est nécessaire pour gérer ses munitions, ses matériaux qui deviendront plus chers au fur et à mesure mettant un coup de pression supplémentaire. Les ennemis vous foncent dessus en continu, Jack fait des apparitions surprises régulières, il faudra garder son sang froid !

Un premier DLC qui est bien nerveux, offre la part d’action que certains attendaient peut être et surtout propose une bonne capacité de rejouabilité grâce au système de scoring qui offre des récompenses aux plus acharnés (nouvelles armes, plus de matériaux etc)

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La Chambre

Dans la Chambre, vous incarnez toujours Clancy, attaché à un lit, cette fois aux prises avec Mme Baker qui veut l’obliger à manger le festin qu’elle a préparé spécialement pour lui. La seule solution pour ne pas devenir cannibale c’est de s’enfuir de cette maudite pièce.

Ici, on est clairement dans un autre registre, il faudra faire travailler vos méninges !
Mais attention, au moindre bruit suspect, la charmante dame viendra vous rendre visite pour vérifier que tout est en ordre, remettez vous vite au lit avant que le (stressant) compteur ne tombe à zéro.
L’atmosphère de cette vidéo est angoissante, oppressante à souhait et correspond parfaitement à l’ambiance générale du jeu. Elle m’a beaucoup fait penser au film Misery de Stephen King. Si vous vous souvenez de ce film, il y a un passage où le type se fait prendre car il a bougé le pingouin de la folle furieuse. Ici c’est le même principe! En plus de faire du bruit, si vous bougez les objets ou ne les remettez pas correctement en place, Marguerite se doutera que vous voulez lui fausser compagnie, soyez donc très prudent !

Une énigme  à l’ambiance délicieuse qui vous tiendra en haleine pendant une quarantaine de minutes. 


Ethan doit mourir

Capcom nous averti sur cet extra « ce mode est pratiquement impossible à finir pour la plupart des joueurs. Il n’y a pas de honte à croire que c’est craqué » euh ok le ton est donné, on essaye quand même ?

Autant y aller franco ce mode est réservé aux plus dingues, hardcores d’entre nous. Cette fois où retrouve ce bon vieux Ethan de retour au manoir Baker. Il doit tuer Marguerite dans la serre et pour celui récupérer une clé dans le séjour. Je préfère être honnête avec vous, je ne suis pas arrivée jusque là. En plus de devoir posséder un skill de fou car les monstres sont surpuissants et qu’Ethan meurt en un coup, il faut aussi posséder la chance d’un gagnant du loto. Je m’explique : vous débutez avec pour seule arme le couteau! Le reste vous l’obtiendrez aléatoirement dans des caisses si vous ne mourrez pas par la bombe qu’elle contient (impossible? non…) En retentant votre chance, vous tomberez sur votre pierre tombale et pourrez récupérer un objet de votre ancienne partie – un peu à la ZombiU – pour retenter votre chance, encore et encore.

Personnellement je ne suis pas fan de ce genre de mode Die and Retry mais j’apprécie le défi que ça représente.


En conclusion 

La prise de risque est payante pour Capcom qui avec Resident Evil 7 : Biohazard a su se remettre en question, en reprenant les mécaniques qui ont fait le succès de sa saga et en y incorporant de nouvelles choses fort intéressantes comme les vidéos. Le jeu offre une expérience immersive, tous les ingrédients du survival horror qu’on attendait tant sont réunis. Vrai hommage à Resident Evil premier du nom, c’est pour moi l’un des meilleurs de la saga et du genre.


Les Plus

+ Le survival horror qu’on attendait
+ Un vrai Resident Evil
+ L’ambiance horrifique
+ Les clins d’œils
+ Jouable entièrement au VR
+ Combats contre les boss

Les Moins

- Les temps de chargements parfois longs entre 2 séquences
- Synchro labiale pas top en français
- Variété de monstres pas énorme

Calli

About the author: Calli

Passionnée par les jeux vidéos, gameuse depuis l'époque Nes, je suis une véritable touche à tout : je peux la même journée jouer à un jeu de plates-formes, zigouiller du zombie et me fritter avec mon frère sur un bon Street. A ce jour, j'ai plus de consoles que de paires de chaussures! J'espère un jour pouvoir vivre de ma passion ;) http://www.lejournaldunegameuse.fr

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