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Starcking

[Test] Stacking


Emboîtez-vous qu’ils disaient…

Disponible depuis le 09 février 2011 sur le PSN et le XBLA, Stacking est un jeu d’aventure et de réflexion développé par les studios Double Fine, déjà responsable de l’original hack and slash Brütal Legend, et du délirant Psychonauts.

Et Stacking ne déroge pas à la règle. Baroque, fantaisiste, il plonge le joueur dans un histoire qui paraît totalement farfelue, celle d’une famille ouvrière de Matriochka !
Et les temps sont durs pour la famille Blackmore, ramoneur de père en fils et de mère en fille, soit sept personnes au total, une série de matriochka complète. En pleine ère industrielle, puisqu’il faudrait appeler le contexte ainsi, les inégalités sociales se creusent parmi les poupées russes. La faute au vil Baron, prêt à toutes les bassesses pour s’enrichir et faire le mal.
C’est ainsi que ruinée, notre famille de ramoneurs n’a d’autre choix que de se reconvertir sponsorisés par Pôle Emploi dans les secteurs disponibles, c’est-à-dire, l’esclavagisme.
Tous, sauf Maman Blackmore qui doit veiller sur ce qui reste de la maison familiale, et son petit dernier, Charles Allister Blackmore, le plus petit des petits garçons au royaume des poupées russes. Et ce dernier décide partir à la rescousse de sa famille exploitée et de la libérer du joug de l’infâme Baron.
Or, notre petit Charlie, bien que tout petit, n’est pas démuni. Non seulement il est doté d’un intellect au-dessus de la moyenne pour une boîte en bois ( le vôtre pour tout vous dire ), mais surtout, sa petite taille lui permet de s’emboîter dans les poupées plus grandes, afin de déjouer les pièges et résoudre des énigmes retorses. Car ne vous y trompez pas, sous son vernis d’humour noir et son aspect décalé, Stacking vous demande de solliciter vos méninges. Le jeu s’avère être une réécriture du conte du Petit Poucet, sauce Gavroche.

Le Petit Poucet perdu dans le vaste monde des adultes

On ne vous propose pas de résoudre une énigme une seule fois, mais plutôt d’en trouver plusieurs. Et c’est là que Stacking s’avère proprement truculent, parce que les diverses issues sont toutes plus barrées et improbables les unes que les autres. Bien entendu, la première solution est toujours la plus évidente, mais Double Fine corse le niveau un peu plus à chaque fois et gradue les moyens à employer, allant de l’action spéciale d’une poupée rare à la combinaison de plusieurs poupées.
Vous pouvez bien sûr vous contenter de terminer le jeu en ne proposant qu’une réponse aux énigmes, mais cela enlève tout son sel à l’aventure et aux défis.
Pour vraiment apprécier Stacking, il faut donc être méticuleux, attentif, et surtout, n’avoir aucun a priori et penser un poil en dehors de vos schémas habituels.

De plus, le jeu vous propose dans chaque niveau de faire des blagues à vos concitoyens. Serrez-leur la paluche à leur décrocher la moumoute, tirez-leur le slip, pétez-leur sous le nez, faites, en gros, tout ce que la bienséance vous interdirait de faire en bonne compagnie.

L’emboîtement en lui-même ne s’opère pas n’importe comment. Vous ne pouvez vous enchâsser que dans une poupée de taille légèrement supérieure, qui elle-même doit s’emmancher dans une autre un peu plus grande, et ainsi de suite. Les poupées dans lesquelles vous pouvez vous sertir sont indiquées en surbrillance, vous permettant de gagner du temps. Mais attention. On ne s’insère pas comme un bourrin. Mais par derrière. Il faut savoir rester discret et gentleman en toutes circonstances.
Bien sûr, vous pouvez vous désincarcérer à tout moment, pour passer par exemple dans des trous de souris. Stacking, un jeu à tiroirs où le Petit Poucet s’est trouvé de bien étranges bottes de sept lieues.

Tiens, des èratépistes.

Bien évidemment, comme Stacking imite une société humaine abordant l’ère industrielle, vous croisez des enfants, des adultes, des hommes, et des femmes, chacun ayant une capacité propre s’actionnant à l’aide la touche X ou A. Ainsi, certains incommodent leur entourage de pets ou de rots nauséabonds, d’autres font des tours de magie, certaines hurlent au viol, d’autres ensorcellent les hommes en se déhanchant. Il y a même des poupées d’animaux : chien, pélican, pigeon,… A vous de trouver les capacités qui conviennent le mieux à la résolution d’un puzzle, ou à l’achèvement d’une blague.
Toutes les matriochka sont décorées avec soin et habillées à la dernière mode anglaise du début du 20ème siècle, avec chapeaux et robes à col, ou costumes trois pièces rayés.
Et comme vous êtes au royaume des poupées, une bonne partie des décors est faites de bric et de broc, à la manière d’un Little Big Planet. Les draisines sont composées de cuillères en bois montées sur des bâtonnets d’esquimaux, les poteaux sont faits d’allumettes ou d’épingles, et des chutes de tissus jacquard décorent les pièces. Néanmoins, tout est très soigné et détaillé.

Stacking semble se situer au début du 20ème siècle, et le jeu utilise l’invention phare de l’époque, le cinématographe. C’est ainsi que vos aventures sont ponctuées de cinématiques sépia ou noir et blanc, comme impressionnées sur une pellicule perforée, en gardant un semblant de saccades, comme les films d’époque. Le jeu fait donc dans l’authentique, sauf sur certaines cinématiques qui se paient le luxe de scènes explosives en slow motion, s’il vous plait. De même, aucune parole ne sera prononcée au cours du jeu. Les textes des cinématiques sont les mêmes que pour une œuvre de cinéma muet : inscrites sur un carton et insérées au film. L’image est accompagnée d’une magnifique musique de genre music-hall qui n’est pas sans rappeler les Temps Modernes, ou le Kid. Cette bande-son délicieusement désuète mais entrainante vous accompagne tout au long de votre aventure.
Et pour parachever l’impression début de siècle, les moyens de locomotion que vous devez emprunter sont ceux d’époque : bateau à vapeur, train à charbon, zeppelin.

La Matriochka, une autre idée de la classe.

Le jeu de Double Fine est une petite merveille d’ingéniosité et d’inventivité. Non seulement très beau, mais aussi drôle et varié. Ce puzzle game offre 8 heures au bas mot de recherches et de prises de tête pour obtenir toutes les poupées, résoudre toutes les énigmes, et faire toutes les farces de tous les niveaux. Et bien entendu, aider Charlie à retrouver sa famille et abolir l’esclavage.
Vivant, rafraichissant et enchanteur.

Note globale : 18,5/20

Les Plus :
- merveilleux
- intelligent
- original et truffé d’humour
- son ambiance

Les Moins :
- trop court, on en veut encore !

Prix indicatifs ( neuf ) :

XBLA : 1200 MS Points
PSN : 11,25€
PSN + : GRATUIT !

Infos :
Plateforme(s) : PSN / XBLA
Catégorie : Aventure / Réflexion / Puzzle Game
Date de sortie Fr : 09/02/11
Classification : 7+

  1. remy

    Encore un jeu qui me séduit me donne bien envie de craquer pour lui. J’aime cet univers graphique et l’ambiance qui se dégage des images, j’hésite encore un peu mais ce test me fait bien penser que le jeu a un ramage qui se rapporte à son plumage

    A craché le morceau le 25 février 2011
  2. Linilim

    Personnellement, les jeux qui ont une vrai ambiance comme celui-ci j’adore, donc si j’avais une PS3 (ou Xbox) je pense que je l’aurais essayé.. enfin après avoir lu ce test, parce que j’en avais pas du tout entendu parlé!

    A fini par le dire le 26 février 2011
  3. vallsymachinant

    Je craque également sur ce genre de jeu, Braid, Les mésaventures de WinterBottom ou plus ancien encore … les premiers Oddworld, qui ont tous un univers et un rendu disons « unique »

    Il faut voir sur la longueur mais la démo m’a bien plus, j’attendrais une remise comme à mon habitude pour l’acheter :)

    N'a pas pu s'en empêcher le 28 février 2011
  4. Kanzen

    Oddworld, c’était juste génial. D’ailleurs, les deux premiers sont dispos sur le PSN.

    J’ai oublié de préciser qu’en PSN +, Stacking est gratuit, et n’est pas limité dans le temps.

    Nous l'appris le 28 février 2011
  5. Greg92

    Ouep par contre je crois que c’est fini pour le récup gratos sur le PSN+ depuis début Mars.

    N'a pas pu s'en empêcher le 5 mars 2011

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