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[Test] DeathSpank : Orphans of Justice


La raclée mortelle !

De temps à autre, en se baladant sur le Xbox Live Arcade, il arrive de tomber sur des trésors cachés. Car là où XBLA met l’accent sur ses « Summer of Arcade » (cf l’article sur le sujet), une perle comme DeathSpank pourrait presque passer inaperçue ! Pourtant, cet ovni réalisé par la même équipe que Monkey Island a largement de quoi sortir du lot. Allez, allons dispenser la justice un peu pour voir.

En tous cas, quelle qu’en soit la raison, je suis contente d’être tombée sur DeathSpank, car c’est tout à fait le genre de jeu que j’adore : ActionRPG/Aventure dans univers médiéval-fantastique et loufoque (style « Sacré Graal » ou « Kamelott« ), graphismes type Cartoon Network, humour déjanté, mode coop… et le tout pour pas cher ! Car DS, c’est un peu comme si Zelda avait fait un enfant avec… Day of the Tentacle (je parle en terme de style de jeu évidemment).

Je vous plant le décor. Vous incarnez DeathSpank, un looser qui a décidé de consacrer sa vie à la défense de la veuve et de l’orphelin, à la destruction des créatures maléfiques ! Ses intentions sont louables, mais son discours et ses méthodes sont… disons peu orthodoxes !

Et VOUS êtes DeathSpank ! Malgré votre petite renommée auprès des pèquenots du coin, vous vous êtes fixé un objectif : trouver l’Artefact. C’est donc en quête de l’artefact du même nom que vous partez à la découverte des contrées environnantes pour trouver des informations sur le lieu présumé de sa cachette. Et s’il y a possibilité de se constituer quelque pécule en chemin, eh bien, c’est toujours bon à prendre !

Car même si DS a l’air tout à fait ridicule avec ton total look collants noir des débuts (avec le masque et tout… comme les super zéros !), ça n’en est pas moins… un grosbill. Il peut porter jusqu’à 4 armes à la fois, plus un énorme bouclier, plus 4 objets (potions, nourriture) et a tout un inventaire sous la main (pas infini l’inventaire malheureusement) ! En pressant le bouton droit (RB), vous aurez donc accès à un menu avec 4 onglets : un pour les armes/armures/potions, un pour les items/objets de quêtes, un onglet récap de vos quêtes en cours et le dernier avec votre ‘collection de cartes bonus’. Mais on y reviendra plus bas.

Pour les armes, les armures et les potions, c’est du RPGclassique. Sachant que vous trouverez une partie du matos sur les ‘cadavres’ de vos ennemis vaincus, d’autres sont cachés dans des coffres disséminés sur la map, et d’autres à vendre dans les rares échoppes du pays. Vous aurez ainsi des armes ‘classiques’ où seul le niveau minimum et le nombre de dégâts comptent, d’autres avec des ‘affinités’ pour certains éléments (glace, feu, poison, …) et d’autres – les plus intéressantes – à charge. En effet, DS possède un genre de réservoir juste au milieu de sa barre de vie, représentée par une petite tête de dragon (v’là le dragon), qui se remplit avec la mort de vos ennemis. Quand cette jauge est pleine, vous pouvez déclencher une attaque fulgurante, qui vous sortira de pas mal de situations délicates. Alors autant bien calculer son timing avant de la lancer !

Les armures marchent par set, mais comme vous croiserez rarement les 4 éléments (torse, épaule, casque, bottes) en même temps, votre héros aura souvent l’air un peu dépareillé. Imaginez les bottes du loup, avec les épaules d’Anubis, les épaulettes de la gargouille et le buste du démon… on n’a pas l’air très crédible quand on se pointe en ville… ! Mais l’important est que ça vous protège au mieux. De même, vous pourrez cocher la case « toujours choisir la meilleure armure » dans votre inventaire, pour que l’équipement soit placé automatiquement : dès que vous ramasserez un morceau d’armure ayant un pouvoir de protection plus fort que celui que vous portez, l’échange se fera sans intervention de votre part. Certaines armures ont aussi des affinités avec les éléments, mais elles sont plutôt rares.

Dans votre inventaire (décidément minuscule), vous pourrez aussi ranger vos potions et vos casse-croutes. Et là c’est du sérieux ! Pour les potions, mis à part les indispensables potions de vie (3 formats de potions), vous aurez aussi des potions de vitesse, d’armure, de chance, d’invisibilité, plus 2-3 autres dont je cherche encore l’utilité. En bref, à part les potions de vie, les autres prennent surtout de la place et on ne s’en sert que rarement. Côté alchimie, vous aurez aussi des orbes dont les effets peuvent être assez bourrins (certaines font carrément disparaître vos ennemis !), mais point de prestige à vaincre avec la magie (la magie c’est pour les femmes non ?), on ne s’en sert donc qu’assez rarement. Et pour finir, les indispensables casses-dalle, qui vous redonnent plus ou moins de vie selon leur nombre de calories. Du poulet rôti, aux hamburgers, en passant par les frites au ketchup ou les pizzas, rien de très équilibrés tout ça ! Surtout que notre héros fait des bruits dégoutants quand il mange. Onn s’attendrait presque à ce qu’il rote !

Lors de vos périples, vous vous retrouverez avec des objets étranges, dont vous ne comprendrez pas l’utilité au premier abord (comme du laxatif pour licorne). Ceux-ci seront rangés dans un onglet spécifique, qui vous permettra de les utiliser, de les détailler et même de les combiner pour trouver à quoi ils peuvent bien servir. La plupart du temps, la réponse saute aux yeux (quand vous croiserez un agriculteur en manque de crottes de licorne par exemple), mais parfois, il faudra mettre en marche vos 2,5 neurones pour trouver comment vous en servir : « Z’arrive pas à ouvrir cette fichue caisse en bois… gneuh… Oh ! Des zolies termites ! ». Et là, pile-poil, je retombe sur mes pattes avec mon histoire de Day of the Tentacle. J’ai entendu Monkey Island au fond de la salle ? Et oui, car devinez quoi… les créateurs de DeathSpank ont fait partie de l’équipe de Monkey Island. Cool, non ?

Et c’est là que vous serez content d’avoir un onglet récap des quêtes en cours, ou plutôt des « choses importantes » ou des « choses pas importantes à faire ». Et si vous séchez (mais où est-ce que je trouve cette cochonnerie de Dragon doré ?!), vous pourrez utiliser les gâteaux de la chance glanés sur les champs de bataille (vous savez, ces p’tits gâteaux asiatiques immangeables mais avec un p’tit message prémonitoire dedans). Chaque utilisation vous révèlera des indices sur la façon de résoudre la-dite quête (où ? qui ? quoi ?), mais à utiliser avec parcimonie car assez rares.

Le dernier onglet est quant à lui votre collection de cartes bonus, cartes que vous récolterez quand vos passerez certains niveaux. Vous pourrez alors choisir entre 2-3 cartes laquelle vous aidera le plus pour avancer dans l’aventure : augmenter vos dégâts, votre résistance, votre vitesse,… Marrant, mais pas hyper utile.

Pour ce qui est du monde en lui-même, quand vous commencez le jeu, vous n’aurez qu’une très vague idée de sa surface. En effet, vous avez – comme souvent – accès à une carte éloignée du monde dans son intégralité, mais avec peu de détails, et une autre plus zoomée, où vous pouvez voir les lieux des quêtes en cours et leur état d’avancement (par exemple, quand vous avez trouvé l’objet à ramener, son propriétaire apparaît sous forme d’un « V » vert sur la carte). Cependant, quand vous trouvez un objet et que vous voulez consulter votre carte pour trouver facilement le lieux où le ramener, ce n’est possible que si vous êtes déjà dans la bonne zone. Car le monde est bien sûr découpé en zones, mais vous ne pouvez voir que la zone où vous êtes. Autrement dit, si vous avez oublié le lieu du retour, vous devez vous téléporter de zone en zone pour retrouver le propriétaire (ou vous palucher l’onglet des quêtes en priant pour que le lieu soit indiqué). Pas très pratique.

Cela dit, il faut bien avouer que la map n’est pas si vaste que ça, et surtout, les téléporteurs permettent d’aller instantanément d’un bout à un autre. Donc, au final, on ne passe pas trop de temps à recherche ses petits non plus. Et là encore, l’humour à la DeathSpank est présent puisque les fameux téléporteurs ne sont rien de moins que… des cabines de toilettes ! Vous savez, ces minuscules cabanes en bois avec un trou sur la porte, et un trou dans le sol ! D’ailleurs, à chaque fois que DS en emprunte une, il en ressort en effectuant un petit geste très masculin de ‘ré-aménagement du matos’. Vous savez, à la Michaël Jackson (« Hihiii ! »). Poilant !

En bref, malgré son ambiance à se tordre de rire, DeathSpank n’est pas bien compliqué. Le monde offre divers décors mais n’est pas super vaste non plus. Les monstres vous sautent dessus par poignées,mais pas par armées (on s’y attendrait pourtant). Vous allez mourir souvent, mais ce sera plus parce que vous savez que vous allez revenir aux toilettes les plus proches et quasi sans aucun dommage (juste plus de points de vie). Du coup, il vous arrivera de rentrer dans le tas juste pour le fun (dites pas non, je vous connais) ! D’ailleurs, DS offre un mode coop pas inintéressant : vous pouvez ‘invoquer’ un familier-mage avec une bonne tête de premier de la classe à Poudlard. Ainsi, vous pourrez jouer en local avec un pote, même si ce mage restera plus une aide qu’un réel deuxième héros. Il partagera la même barre de vie que vous, et ne possède que 4 actions : 2 attaques, 1 aide et 1 soin. Sympa, mais de quoi casser trois pattes à un canard non plus.

Et dernier point noir – du moins pour ma part – le jeu est totally english spoken, TOTALEMENT EN ANGLAIS ! Ni doublage, ni même un petit sous-titres ! Alors j’entends déjà certain me rétorquer « Mais c’est comme un South Park ou un Simpson, en VF tu perdrais 90% des jeux de mots ! » et je suis assez d’accord là dessus, mais du coup, ça ferme le jeu aux plus jeunes, ou globalement à tous ceux qui n’ont pas un niveau d’anglais suffisant pour comprendre l’humour pee&poo et les jeux de mots à deux cents. Pas glop du tout ça.

Grosso modo, malgré quelques boulettes pas totalement rébarbatives, DeathSpank est pour moi LA vraie bonne surprise de cet été, décidément bien pauvre en sorties (heureusement que j’ai pas de vacances cette année). Mon seul vrai regret sera – comme pour tous les jeux dématérialisés – de ne pas pouvoir le prêter aux copains pour le leur faire découvrir. Surtout que le titre « Episode 1 : Orphans of Justice » et la fin du jeu laisse présager une voir plusieurs suites. Mais, c’est MON ballon et Grosoft (et Fony) veut pas que je le prête !

Les Plus :

- Des décors aux graphismes originaux, type dessins-animés américains (Cartoon Network)
- Un humour omniprésent (type South Park, Futurama, mais en heroic-fantasy)
- Un grand nombre d’armes, d’armures, d’objets, tous plus loufoques les uns que les autres !
- Un pote débarque, branche une manette et, hop ! Vous avez un coéquipier !
- Une durée de vie très raisonnable pour le prix (1200 pts XBLA)

Les Moins :

- Anglais non traduit (ni doublages, ni sous-titres), un peu rude pour les plus jeunes
- Difficulté un peu basse, même le boss de fin de jeu !
- Trop court ! (oui, je sais, j’ai dit que la durée de vie était bonne, mais quand on kiffe, c’est toujours trop court !

Note globale : 4,5/5

Titre : DeathSpank : Orphans of Justice

Plateforme(s) : PS3 (PSN), Xbox 360 (XBLA)

Catégorie : Aventure / RPG (/ Hack’n Slash)

Date de sortie Fr : 14/07/10

Classification : 12+

3 commentaires

  1. Greg92

    Waaa le pavé …

    A fini par le dire le 2 août 2010
  2. LLyza

    *Un commentaire qui sert à rien, vous a été gracieusement offert par Greg92*
    -
    Il paye pas de mine ce jeu mais il vaut le coup (pour le peu que j’ai pu voir) : un univers très particulier, de superbes de décors en 2/3D (parfois les décors ressemblent au façade en bois des western xD), drôle (rien qu’avec le titre !), un RPG (rien que ça, ça donne envie !), et puis un jeu qui fait pas de bruit, on peut pas être déçu !

    A fini par le dire le 3 août 2010
  3. Greg92

    Llyza, tu sais très bien que nous les hommes en général, on sert à rien ^^

    A partagé sa vision des choses le 3 août 2010

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