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[Test] Parasite Eve Third Birthday


In memoriam

Après onze longues années d’incertitude et d’attente de la part des fans de la série, Square Enix a enfin sorti un nouvel opus à Parasite Eve en mars. A l’origine prévu pour tourner sur téléphone portable, ce nouvel épisode est finalisé pour la PSP. La belle Aya Brea peut donc reprendre du service pour combattre les abominations qui s’abattent sur le monde sur un support qui lui rende justice.
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Et un joyeux Troisième Anniversaire

24 Décembre 2012, Manhattan, New-York City. Des créatures titanesques en forme de tours sortent brusquement de terre, ravageant tout sur le passage. Il s’agit apparemment d’organismes végétaux mutants dont la propriété principale est d’absorber toute forme de vie en les consumant. De plus, ces tours baptisées les Babels semblent lâcher sur la ville des monstres, les Twisted.
Un an après ces évènements, une unité spéciale du F.B.I. est constituée pour lutter contre ces abominations. Le C.T.I. ( Counter Twisted Investigation ) à pour mission d’enquêter sur les évènements de 2012.
Trouvée ensanglantée et blessée dans une robe de mariée en 2010, Aya Brea est ramenée au CTI par le docteur Hyde Bohr, chef de la section. Il va rapidement découvrir que la jeune femme, bien que presque totalement amnésique, possède un pouvoir étrange et hors-norme : celui de projeter sa psyché dans le corps des gens et d’en prendre pleinement le contrôle.
C’est ainsi qu’en 2013 est construit un appareil révolutionnaire, l’Overdive System, qui exploite la capacité d’Aya et qui peut la renvoyer dans le temps, au moment de l’émergence des Babels.
La frêle Aya a donc pour mission de faire en sorte que les évènements de 2012 ne se produisent pas.

Made by Square Enix

Rien à dire côté graphismes, c’est sompteux. Les cinématiques 3D sont hallucinantes et nombreuses. Entre poétisme et tragédie, on prend grand plaisir à les regarder. La réalisation n’a de cesse de flatter le personnage principal et ses expressions. On la sent véritablement perdue, résolue, attristée. Toute la palette d’émotions y passe ou pratiquement.
L’ambiance de fin du monde elle aussi est bien exploitée par les coloris, la neige et la poussière volètent au gré du zéphir. De plus, les coups de feu ou les explosions ( d’armes ou de pouvoirs ) sont très bien foutus. La PSP montre vraiment ce qu’elle a dans le ventre en faisant tourner ce jeu. Côté musical, c’est tout aussi soigné. Rien moins que 3 compositeurs, Yoko Shimomura, Mitsuto Suzuki et Tsuyoshi Sekito se relaient aux commandes pour proposer des titres frénétiques, poétiques, techno ou instrumentaux, le tout servant à la perfection l’ambiance du titre.

Couleur locale

Square Enix est coutumier des jeux doublés uniquement en anglais. Non pas que ça me gêne, au contraire. Parfois, j’aurais même préféré que les jeux restent en japonais sous-titré. Mais, je tiens à prévenir les anglophobes que Parasite Eve Third Birthday est doublé dans la langue de Shakespeare, et sous-titré à l’avenant. Si vous parlez japonais, cette version est aussi incluse. Le problème, c’est que le système de jeu est complexe, et le scénario plus encore. Il est donc bien évident que la langue anglaise sera un frein à l’achat du jeu pour certains. N’ayez pas honte, ce n’est pas non plus un drame. Mais enfin ici, personne ne pourra se plaindre d’une localisation à la ramasse puisque le doublage est très correct, et la voix du Dr Bohr est particulièrement hypnotique.

En lambeaux

Si vous avez la maîtrise des faits et gestes d’Aya, vous n’avez en revanche aucune sorte de contrôle sur le scénario qui se déroule presque malgré vous. En réalité, il suit une logique assez tortueuse. Pour commencer, il se noue et se dénoue en fonction des réminiscences de la belle. Car, oui, des flashes de son passé lui reviennent, sans qu’elle parvienne pour autant à s’y raccrocher. Elle ne fait que subir ces résurgences comme on saisirait une pièce isolée d’un puzzle, sans parvenir à s’en faire une représentation claire et globale. D’autres personnages vont parfois lui apporter des bribes d’informations sur son passé. D’autre part, le jeu fonctionnant sur des allers et retours entre le passé et le temps présent, il est bien ardu de parvenir à comprendre où l’intrigue nous emmène tellement c’est embrouillé. Au final, vous subissez la situation au même titre que l’héroïne. Il est toutefois possible de s’attarder à reconstituer le casse-tête grâce aux terminaux auxquels vous aurez accès. Effectivement, au fur et à mesure vont être stockées des informations sur les missions, les personnages et leurs relations, les ennemis,…
Si vous ne faites pas l’effort de bien lire et d’extrapoler, la trame scénaristique vous paraîtra bien enchevêtrée, voire, totalement inepte.

Tu tires ou tu pointes ?

Depuis le début de la licence, le système de jeu de Parasite Eve n’a de cesse d’évoluer. C’est ainsi que pour Third Birthday, nous nous retrouvons avec un… TPS. Ce qui en a déçu plus d’un. En effet, le roleplay se trouve relégué à la simple customisation d’armes – qui offre au demeurant un arsenal vraiment fourni, il faut le souligner – des vêtements d’Aya, ou bien encore, via un panneau d’ADN. Le but du jeu est de tirer sur tout ce qui bouge, sans vous faire tuer.
Découpée en sept chapitres correspondant chacun à une mission particulière, l’aventure demande à ce qui vous soyez rapide et efficient. En effet, vous obtenez une note à chaque fin de mission qui vous donne plus ou moins de points à dépenser en custo. Les BP ( Bounty Points ) s’évaluent en fonction du temps de complétion de la mission, de votre nombre de morts, du nombre de morts des soldats dans lesquels vous pouvez vous projeter, du mode de difficulté et de divers bonus. Ce système n’est pas sans rappeler celui de Devil May Cry 4.

Vous disposez de quatre armes pour votre carnage : grenades à main, pistolet de défense personnel, fusil d’assaut, et une arme au choix. Chaque arme est modifiable afin d’améliorer ses performances grâce à l’octroi des BP donnés à l’occasion de votre moisson de Twisted. Vous pouvez aussi débloquer d’autres armes, et les acheter.
Chaque personne dans laquelle Aya va se projeter dispose d’armes spécifiques, ce qui peut grandement aider dans certaines occasions. Comme vous êtes encerclés par une multitude de monstres et que vous devez pouvoir changer de corps, le jeu est doté d’un système de verrouillage de cible. Qui contre-balance un poil une gestion de caméra assez merdique parfois. Cependant, les arrivées inopportunes sont signalées par un changement musical.
La difficulté du jeu est assez élevée, et vous ne serez pas aidé par les checkpoints. Peu nombreuses en effet seront les occasions de sauvegarder votre partie dans des zones sécurisées au fil des missions. En revanche, vous pouvez vous mettre à couvert derrière des barricades. D’autre part, cette fois, il n’est nul besoin de Solutions de Ringer pour vous soigner, il vous suffira de rester immobile jusqu’à restauration complète de votre barre de vie.

Option Roleplay

Je vous l’ai dit, Third Birthday est avant tout un TPS. Cependant, tous les éléments de jeu de rôle n’ont pas été abandonnés. Aya gagne des points d’expérience dans ses combats. Plus vous utilisez une arme, plus elle monte en niveau, débloquant de nouvelles améliorations, ou d’autres armes.
Comme il est de tradition dans les Parasite Eve, Aya change de vêtements. Ces vêtements lui servent d’armure. Mieux elle est notée, plus elle est efficace. Les BP servent en partie à réparer l’équipement d’Aya qui se désagrège au fil des blessures, la laissant parfois assez peu vêtue. Qui a dit fan service ? En parlant de ça, la scène de la douche aussi, est déblocable.

L’Overdive

Outre l’aspect post-apo glauque du titre, ce qui va véritablement amener de l’originalité au gameplay d’un TPS assez couloir, c’est le système d’Overdive. En effet, Aya a la possibilité de se projeter dans les corps des gens. Souvenez-vous que vous êtes presque tout le temps dans le passé. Aya n’est donc pas physiquement présente. L’Overdive prend tout son sens lorsqu’il s’agit de contourner l’ennemi, de prendre une position moins exposée, ou d’atteindre un point particulier d’un Twisted en prenant par exemple un peu de hauteur par rapport à la situation. L’Overdive vous sauvera également la mise en de nombreuses circonstances. De manière générale, l’Overdive dynamise l’action en vous obligeant à vous déplacer.

Aya en pleine plongée

Les techniques

En plus de plonger dans le corps de vos alliés, vous avez également la possibilité de plonger dans des ennemis affaiblis. Cette technique nommée Overdive Kill vous donne l’opportunité de faire imploser les saletés en vous projetant dans leur corps. Cette pénétration barbare est plus qu’utile car elle est un moyen rapide d’en finir, et vous octroie parfois des barrettes D’ADN à placer sur votre schéma.
Comme vous êtes rarement seule dans un niveau, vous pouvez faire appel aux soldats alentour pour concentrer votre tir sur un ennemi en particulier. Ainsi, pendant quelques secondes, vous harcelez un Twisted à l’aide d’un tir de barrage, le CrossFire. En plus d’affaiblir le Twisted plus vite, ce tir remplit plus vite votre jauge de Liberation.
Aya est un personnage assez faible. Malgré son don très particulier, elle n’est pas non plus un monstre physique adepte de l’épaulé jeté. En revanche, elle peut recourir à une autre capacité spéciale, la Libération. Cette aptitude se déclenche lorsque la jauge est remplie. Elle permet à Aya d’effectuer des Energy Shots ( tirs nettement plus pénétrants ), d’être invincible et de se déplacer à une vitesse digne de Flash Gordon pendant un temps très limité. Cette jauge se remplit en fonction du nombre d’ennemis touchés.

Libération


Dernier point, et d’importance. Aya ne monte pas tout à fait en niveaux comme dans un RPG par exemple. Pour ceux qui se souviennent du sphérier de FF X, dans Third Birthday, il vous faut collecter des barrettes d’ADN à placer et combiner sur une matrice ADN. Ces barrettes sont appelées OE Chips ( Over Energy Chips ). Chacune contient un brin d’ADN particulier octroyant une capacité unique : augmenter la défense, l’attaque, la vitesse, régénérer la vie durant une Libération, à titre d’exemple. La matrice ADN d’Aya contient en tout 9 emplacements qui vous permettent de combiner à loisir les OE. Ce sont les combinaisons qui vont déterminer ou non une montée en niveau de certaines caractéristiques en provoquant une mutation de l’ADN d’Aya, en dehors de sa montée en niveaux générale.

Matrice d'ADN et combinaisons

Conclusion

Mais pourquoi diable n’avoir pas porté ce titre sur console de salon ? Qu’est-ce que c’est que ce choix idiot de nous priver de ce plaisir après 11 longues années ? C’est que j’aurais aimé, moi, voir des cinématiques de pure folie tourner sur ma PS3 ! Alors, d’accord, j’ai sursauté une fois ou deux fois, mais il n’y aucune mesure avec l’anxiété que j’ai pu éprouver avec Parasite Eve 2. Et ce n’est pas seulement dû au gameplay, mais au fait que l’immersion est bien plus prégnante ( et plus confortable ! ) sur une console de salon que sur un tout petit écran. D’autant plus que pardon, mais jouer ailleurs que dans la pénombre avec la PSP, c’est un défi ; c’est peut-être dû simplement à ma Fat, mais quand même. Aya méritait mieux qu’une portable.
Cela étant, puisque le jeu tourne sur PSP, il faut reconnaître que c’est bien fait, rien à dire. Le gameplay tire partie de la machine, les graphismes tournent bien, voire super bien pour les cinématiques. Cela dit, le titre reste assez sombre, avec ses déclinaisons de gris, et certains Twisted sont très mal modélisés.
Je n’ai pas non plus l’impression que le titre veuille s’ouvrir. Il est soit en japonais, soit en anglais. Par là même, le système de jeu est rendu bien plus complexe qu’il ne l’est en réalité, et le traitement de l’intrigue rendra certainement toute une partie des joueurs totalement hermétique. Oui, c’est japonais. Entre eux et nous s’étend un abîme de culture, il faut être franc. L’histoire a beau se vouloir « européenne », les sentiments et les dilemmes eux, sont bien asiatiques.

Ensuite, ce volet abandonne ce qui faisait son succès d’après certains: l’aspect RPG, et l’Active Time Battle. Il faut savoir évoluer avec son temps. Le parti-pris TPS dynamise les actions, même s’il est très guidé. L’Overdive est un point de départ très intéressant, et ses fonctionnalités apportent beaucoup au titre. Montée sur 20 000 volts, l’intrigue ne comporte que peu de temps morts.
La difficulté inhérente à la saga est toujours présente, et ça, c’est bien. Third Birthday a agi sur moi comme la madeleine de Proust, et m’a fait remonter le cours du temps, comme Aya. Si le jeu se révèle assez court ( 7/9 heures mais c’est quand même respectable sur une console portable ! ), il est en revanche axé sur la re-jouabilité, pour débloquer tous les bonus, comme les costumes, ou des cinématiques, ou bien simplement pour le scoring.
Au final, qu’on ne s’y trompe pas. Parasite Eve Third Birthday n’est pas un mauvais titre, loin de là. Il souffre peut-être simplement de l’effet Madeleine de Proust dont je parlais plus haut. Notre tendance à galvauder nos souvenirs nous fait trop souvent oublier le mauvais pour ne garder que le bon. Or, on est très tenté de comparer ce volet au deuxième, justement. Mais ici, il vous faudra trouver l’originalité du titre pour l’apprécier. Un des meilleurs titres paru sur PSP, car développé pour le support.

Infos :
Plateforme : PSP ( exclu )
Catégorie : TPS/ RPG-Action tactique
Date de sortie Fr : 01/04/11
Classification : 16+

Les Plus :
- Des cinématiques de très haute volée
- Le retour d’Aya Brea
- Un gameplay séduisant et nerveux
- Une durée de vie honnête pour le support
- Une bonne re-jouablilité
- Ambiances visuelle et musicale cohérentes

Les Moins :
- Hermétique aux non-anglophones et aux non-japonisants
- Un peu couloir quand même
- l’édition twisted n’est pas assez fournie, messieurs-dames de chez Square Enix. On veut de VRAIS collectibles, et pas des codes pour une réduction sur d’autres jeux, nom d’un chien !

Note globale : 15/20

4 commentaires

  1. masa

    Pas encore fini le jeu, j’ai du mal à vraiment m’y mettre.
    Autant je suis fan du premier, auquel j’ai joué dès sa sortie jap, autant ce dernier j’accroche moins.
    Certes techniquement quasiment irréprochable, un bon gameplay avec l’overdive et tout ce qui en découle, mais je trouve le scénario un peu foireux, il ne vaut en rien le premier voir même le second. Je regrette aussi l’absence de l’ATB et de meilleur cinématique. Pour ces dernières je ne parle pas de la qualité graphique mais du contenue.
    Et complètement d’accord, c’est quoi cette version Twisted, même si l’on connaissait le contenu à l’avance, j’ai été bien déçu.

    A couché sa pensée le 19 mai 2011
  2. Kanzen

    Disons que ce volet est assez différent surtout. L’aspect investigation est mis de côté au profit de l’aspect TPS. C’est sûrement ce qui te fait penser que les cinématiques apportent moins. En quoi je suis d’accord. L’intrigue n’est pas si foireuse que ça en réalité.

    Nous l'a avoué le 19 mai 2011
  3. masa

    Pour l’intrigue je verrai une fois que j’ai un peu plus progressé ;-) .

    N'a pas pu s'en empêcher le 19 mai 2011
  4. LLyza

    Je t’avoue qu’il(s) me donne(nt) envie ce(s) jeu(x)… mais j’suis malheureusement une tapette >.<

    A fini par le dire le 19 mai 2011

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