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[Test] Drakensang: The River Of Time


On commence ce jeu de rôle sur une cinématique, où l’on retrouve une jolie rousse sur les toits. Un nain lui demande de descendre le rejoindre et s’arrête nostalgique devant un tableau, où il est représenté avec des compagnons. Dans ce tableau, il tient un bébé dans ses bras, que l’on devine être la jolie rousse. C’est ainsi que l’on rencontre Gladys (la rousse) et Forgrimm, celui-ci allant lui raconter une histoire qui jusqu’à présent était secrète.

Création de notre personnage

Suite à cette cinématique, nous arrivons sur l’écran de création de personnage dont la force ne réside pas dans la personnalisation physique mais dans le large choix des classes et la possible personnalisation poussée des caractéristiques en mode expert. On ne choisit pas une race en particulier, mais une classe, et à chacune d’entre elle correspond une race:

- Vous voulez jouer un soldat, un guerrier, un archer, un mage d’assaut, un guérisseur, un charlatan, un gredin ou un voleur? Alors vous serez un Purgatorien (donc la culture varie entre guerrier et charlatan par exemple)

- Vous préférez incarner un Thulamide? (Plus exotique que le Purgatien) Vous aurez le choix entre un élémentaliste, un métamage, un alchimiste ou encore une amazone.

- Les amoureux des elfes pourront choisir entre un ranger, un tisse mage et un lutteur.

- Un nain peut être un mercenaire, un géode, un sapeur ou un prospecteur

- Et pour finir, le pirate et le guerrier tribal appartiennent au peuple des Thorwaliens

La plupart du temps vous pourrez choisir le sexe de votre avatar, sauf exception (comme les amazones).


On se retrouve quand même à choisir entre un magicien/healer, un être rapide (comme le voleur) et le bourrin, ce qui est le cas dans de nombreux jeux comme Kingdom Heart ou encore Might and Magic ou ces stéréotypes se retrouvent, même si la grande diversité des classes nous permet de ne pas trop nous cantonner à un choix entre trois catégories.

Le mode de création expert nous amène sur la feuille de personnage et nous permet de modifier les caractéristiques de votre petit héros (ou héroïne), à réserver aux connaisseurs ou ou aux rôlistes, pour ma part j’y ai juste jeté un oeil mais je n’ai rien modifié car je trouvais mon personnage bien équilibré et donc les caractéristiques étaient cohérentes avec l’idée que je me faisais de la classe choisie.

Petite précision, la feuille de personnage récapitule le niveau de votre personnage dans diverses catégories, que l’on peut voir soit dans la partie de gauche du menu avec:

  • Les attributs, par exemple: courage, intelligence, charisme, dextérité, force…
  • Les valeurs de base, telles que: vitalité, esprit astral, combat à distance, esquive…

soit dans les différents onglets où l’on retrouve:

  • Les talents qui sont classés par catégories (Physiques, Nature, Social, Artisanat et Tradition) où l’on retrouve la furtivité, la séduction, la botanique, le soin des poisons ou encore l’alchimie
  • La maîtrise des armes
  • Les coups spéciaux
  • Les sorts
  • Les recettes d’artisanat maîtrisés (comme des recettes d’alchimie)

Toutes ces catégories sont modifiables en dépensant des points d’expérience (que l’on gagne de différentes façons, comme en remportant des combats ou des quêtes) pour augmenter le niveau d’une caractéristiques.

Il faut bien dissocier les points d’aventure (PA) et les points d’expérience (PE): ils se remportent de façon similaires, mais seuls les PE permettent d’augmenter ses capacités, tandis que les PA permettent de déterminer la valeurs maximal de nos différentes caractéristiques.

Drakensang nous permet donc une de faire évoluer notre personnage comme nous le souhaitons, ce qui permet de retrouver des habitudes et des souvenirs issus du jeu de rôle papier (car rappelons que Drakensang est avant tout un jeu de rôle!).

Graphisme et son

Ce qui est important dans un jeu de rôle c’est l’atmosphère qui s’en dégage. On doit se sentir immergé dans l’histoire et les graphismes ainsi que les sons doivent aider à créer une ambiance particulière, cohérente avec le scénario.

Pari réussi pour Drakensang: the river of time! En effet, les graphismes et la musique permettent de créer des ambiances pour chaque lieu que l’ont va visiter. On peut citer Nadoret (la ville principale) et la cache secrète des pirates qui ont deux ambiances différentes mais cohérentes. En effet, alors que Nadoret a une palette de couleurs oscillant entre le marron et l’ocre, avec des touches de verdure et un temps lumineux à toute épreuve, la cache des pirates est beaucoup plus sombre, avec des ombres et un brouillard tirant sur le bleu. Pour assurer la cohérence d’ensemble, des détails sont identiques entre ces deux endroits (qui géographiquement sont pas si éloignés), comme l’herbe et certaines plantes à récolter que l’on retrouve aussi à Nadoret.


Le fait qu’il fasse toujours jour pourrait nuire à l’immersion, mais cela ne m’a absolument pas gênée, les régulières cinématiques ou temps de chargement pendant lesquels le Forgrimm du futur raconte l’histoire à Gladys, permettent de se re-situer dans le temps.

Au niveau des dialogues, qui sont en version originale (anglais) sous titrée en français. Avoir les voix originales est un petit bonheur, et même si la traduction n’est pas excellente, cela permet à ceux qui ne comprennent pas bien l’anglais de quand même comprendre l’histoire.

Scénario et gameplay

Le scénario est intéressant. Au départ on se retrouve embarqué avec des marchands (mais sont-ils vraiment des marchands?) que l’on va aider et suivre sans trop connaître leurs motivations, jusqu’à qu’ils nous fassent vraiment confiance et nous dévoile leur identité. Je vous laisse le suspens, tout ce que je peux vous dire, c’est que n’avez pas à sauver le monde parce que vous êtes l’élu (ou pas), ce qui est généralement le scénario type… Du coup, un bon point pour avoir essayé de faire durer le suspens et d’avoir mis au point un scénario moins bateau!

Le déplacement dans le jeu est très agréable, on retrouve le bon vieux clavier pour le déplacement du personnage, que l’on couple à la souris, pour déplacer la caméra (même si on peut configurer autrement). La carte n’est pas toujours facile à comprendre, on peut avoir tendance à tourner en rond dans Nadoret (mais ça c’est parce que les filles n’ont pas le sens de l’orientation il parait!), notamment parce qu’il y a des nombreuses ruelles et qu’elle est bâtie sur une colline. Du coup, en voulant redescendre la colline, il m’arrivait régulièrement (au début) de faire des détours pour trouver un chemin praticable!

A noter la présence des portails rapides, qui, une fois une zone explorée, permettent de retourner de façon rapide à un endroit déjà visité. Ces portails sont plus que bienvenus, vu qu’à certains moments il faut faire pas mal d’allers retours…

Côté gameplay, pas de surprise c’est du tour par tour. On a la possibilité de planifier plusieurs tours à l’avance et/ou de faire une pause (automatique ou manuelle via la barre espace) à la fin de chaque tour. Le petit problème, c’est qu’on ne peut pas dire à un personnage de rester immobile à un endroit précis, on contrôle un groupe et pas chaque personnage séparément! Pour pallier à cela, on peut choisir des modes: défensif ou offensif, un personnage en mode défensif ne baissera pas tête baissée dans un combat mais restera à sa périphérie, à l’inverse de ceux en mode offensif.

D’ailleurs, il faudra être tactique et actif (ne pas laisser le combat se dérouler sans intervenir) pour gagner les combats, surtout contre les boss!

Bon à savoir: quand on rencontre et ajoute des compagnons à notre groupe, la première fois leur arme se trouve bien dans leur inventaire mais ils ne l’ont pas équipée ; à vous de le faire! (eh oui la première fois je me suis laissée surprendre, et poings nus mon groupe était beaucoup moins fort!)

Quête(s) et durée de vie

Une très bonne durée de vie, ce n’est pas le genre de jeu que vous finirez en un week end! Et n’essayez pas de me prouver le contraire en passant votre week end à y jouer pour le finir le plus rapidement possible… Le mieux est de découvrir ce beau monde, avec ses petits détails rigolos (un monsieur est poursuivi par sa femme qui tient un rouleau à pâtisserie entre autres…) ses vastes forêts et ses nombreuses quêtes annexes.

Celles-ci sont diverses et variées et peuvent être très rapides à réaliser, comme amener une bière à un soldat en faction qui a soif, ou demander un peu plus de temps, comme pour faire des rondes dans Nadoret la nuit, pour débusquer un loup garou.

Le seul reproche concernant cette durée de vie est que la classe que l’on choisit n’influence pas énormément le déroulement de la quête principale. Que l’on soit un pirate bourrin ou une jolie élémentaliste, après que l’on ai fini de faire ce qui nous amenait à Nadoret, on rejoint rapidement nos « marchands » dans leur quête.

Rejouer à n’offrira donc pas beaucoup de surprise, mais la durée de vie initiale de ce jeu énorme permet (à mon avis) de compenser le manque de rejouabilité!

Les Plus :

- Les classes
- Ambiance (beaux graphismes et belles musiques)
- Le scénario et les quêtes secondaires
- Les créatures rencontrées (et les boss!)
- Durée de vie

Les Moins :

- Potentiel de rejouabilité moyen
- Le sous titrage français

Note : 17/20

Titre : Drakensang: the river of time
Plateforme(s) : PC
Genre : Jeu de rôle
Date de sortie fr : 11/10/2010
Classification : 16+

  1. Timo

    Bon bon, ce jeu défonce mechamment. Vous avez aimez Baldur’s gate ? vous aimerez celui la.
    Une ambiance terrible, des persos accrocheurs, certes très cliché comme le veut ce genre de monde mais bon.
    Je l’ai pas encore fini mais je le trouve vraiment super bien et c’est vraiment devenu une référence pour moi.

    A couché sa pensée le 2 février 2011
  2. helran

    Il m’a l’air bien tentant!!!!
    Plus qu’à faire un peu de place sur mon ordi plein à craquer!

    A craché le morceau le 2 février 2011
  3. Linilim

    Timo > Oui, il est vraiment super ce jeu!

    Helran > Il vaut vraiment le coup de faire du ménage sur son ordi ;-)

    A partagé sa vision des choses le 2 février 2011

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