menu

MajinAndTheForsakenKingdom

[Test] Majin and the Forsaken Kingdom


Aide-toi et le Majin t’aidera…

Sorti de façon presque anonyme juste un peu avant les Fêtes, Majin and the Forsaken Kingdom a pourtant de quoi susciter la curiosité. Basé sur un rapport de co-dépendance dans un décor envahi par les ombres, le titre a su attirer notre attention…

Le jeu démarre avec une présentation en ombres chinoises (plus ou moins) où l’on vous raconte l’histoire assez classique d’un monde fleuri et prospère d’un seul coup envahi par les ténèbres. Et là notre héros – qui au départ n’a pas de nom – décide de trouver une solution à cette invasion.

Voleur de profession, son agilité lui permet de se faufiler dans un château où la légende dit qu’un demi-dieu est endormi : le Majin. Et notre héros compte bien le délivrer pour qu’il botte les fesses aux ombres (va botter les miches à une ombre ! Mouarf !).

Car c’est là dessus que repose tout le jeu : la relation entre le héros et la créature fantastique… et gigantesque !

Le géant a un tempérament très protecteur et vous obéit de façon inconditionnelle. Vous pouvez ainsi lui demander d’aller au combat (en ciblant les ennemis), de soulever des objets trop lourds pour vous, de vous attendre dans un coin pendant que vous allez explorer (sinon il vous suit partout comme un p’tit… euh, un gros toutou).

Et chose hyper pratique, il vous régénère quand votre vie descend ! En effet, vous faire frapper vous recouvre de la même matière gluante et sombre que vos ennemis et quand vous en êtes totalement recouvert (barre de vie vide), vous devenez l’un des leurs, la partie est finie…

Par contre, pour le soigner lui c’est un peu plus compliqué (il faut le nourrir avec un certain fruit), du coup vaut mieux le préserver un peu son gros pépère.

Autre côté de la coopération humain/Majin très pratique : le combat. Durant ceux-ci, si le Majin et vous frappez la même cible, vous pouvez parfois déclencher des attaques combinées qui – avec l’expérience de combat – deviennent de plus en plus dévastatrices.

Car il faut savoir que vos ennemis sont très retords ! Visuellement, ils ressemblent pas mal à ceux qu’on pouvait croiser dans NieR : un peu comme des flaques d’huile noire qui auraient pris une forme humanoïde (pour la plupart). Et pour la grande majorité, vous vous apercevrez très vite qu’il vaut mieux employer plus la ruse pour s’en débarrasser (surtout que Tepeu ne peux pas les éliminer seul, juste les assommer 1-2 minutes).

Car tel que vous le rencontrez la première fois, votre géant au grand coeur n’est pas au mieux de sa forme (ah ouais !?!). Il semblerait qu’on lui ait dérobé une grande partie de ses pouvoirs, dont des attaques élémentaires comme celles d’air (des tornades de vents qui peuvent aussi servir à déplacer des objets à distance), d’électricité (éclairs qui peuvent ré-alimenter des machines de l’ancien monde) ou de feu.

Autrement dit : pour que le Majin retrouve toutes ses aptitudes et puisse vous aider dans votre quête, il va falloir aller à la cueillette des fleurs de pouvoirs (les petites pour la vie, les moyennes pour augmenter force/endurance et les grosses pour les pouvoirs des éléments). Alors si on regarde le dos de la créature, qui est recouverte d’un tapis d’herbes folles et de petites fleurs des près… on se dit que les scénaristes devaient avoir une sacrée fibre écolo !

Ça c’est pour la partie ‘baston’… qui n’est que la partie la moins amusante du jeu au final. Le côté le plus original et intéressant réside sans doute dans l’utilisation de sa matière grise ! En effet, chaque map est découpée en plusieurs zones, qui comportent chacune plusieurs ennemis et obstacles. En faisant un premier tour de chauffe, on se rendra vite compte que c’est quasi impossible de simplement envoyer son toutou à l’attaque… on est vite submergé !

Car chaque zone comporte plusieurs manières de s’y déplacer, pourvu qu’on en découvre tous les passages secrets, les couloirs, les escaliers, toutes les petites subtilités qui vous permettront de na pas avoir à foncer dans le tas, mais plutôt attaquer dans le dos ou faire tomber une partie du décor sur les méchants. Car en plus de la subtilité tactique, il va aussi vous falloir une bonne dose de réflexion pour parfois simplement parvenir à sortir d’une pièce !

Et choses originales parmi les objets à collectés : des fragments de mémoire du Majin ! Le pauvre a en effet perdu une grande partie des ses souvenirs, que vous verrez flotter dans certains endroits – uniquement la nuit – et dont la collecte vous permettra d’en apprendre plus sur lui et sur ce qui a détruit l’ancien monde (ainsi qu’à chaque fois que vous battez un boss). Et autant dire que certaines révélations ne sont pas anodines (dont une histoire de jolie princesse… il y en a toujours une, non ?)…

Côté aspects intéressants qui donnent un p’tit goût RPG, les coffres recellent parfois des artefacts. Le plus souvent, c’est de l’équipement pour nos héros (armes, costumes, morceaux d’armures)… mais leurs aspects plutôt cocasses : costumes de ninja, d’épouvantail, etc. Ce qui donne un petit côté amusant à des objets qui auraient pu juste être utiles (ce qui est déjà pas mal : plus de force ou d’endurance ça sert aussi pas mal dans ce genre de jeu).

Au final, Majin and the Forsaken Kingdom est tout à fait le genre de jeu qui peut rebuter au premier abord (graphismes ‘arriérés’, cinématiques très bofs, début d’histoire alambiquée, etc.) mais qui comme le bon vin, se bonifie avec le temps (de jeu). Mais sa difficulté soutenue et son ambiance à la fois poétique et malsaine en font un titre qui sort vraiment des sentiers battus. Par contre, prenez garde à ne pas le classer bêtement dans les classiques de l’Aventure-Action… j’oserais presque le ranger dans la catégorie des Zelda-like : pas un chef d’oeuvre (faut pas exagérer non plus) mais un gameplay et une originalité qui font plaisir !

Les Plus :
- Un jeu original basé sur un mode de coopération/co-dépendance limite émouvant
- Un savant mélange de réflexion et de combat
- Un scénario prenant, on s’attache très vite aux personnages

Les Moins :
- Des graphismes un peu vieillots
- Quand la nuit tombe, on ne voit presque plus rien
- Les objectifs intermédiaires ne sont pas toujours clairs

Note globale : 4/5

Titre : Majin and the Forsaken Kingdom

Plateforme(s) : PS3, Xbox 360

Genre(s) : Action/Aventure (/Réflexion / RPG)

Date de sortie Fr : 26/11/10

Classification : 12+

7 commentaires

  1. warmup86

    Sur ps2?

    Sinon très bon test, ce n’est pas trop mon genre de jeu mais tu m’aurais presque donné envie d’essayer

    A craché le morceau le 2 janvier 2011
  2. Kiss

    Merci de m’avoir signalé la faute de frappe !

    Wep, pour moi c’est une bonne surprise, les adeptes d’action-aventure/RPG devraient y jeter un p’tit coup d’oeil avant de la juger sur les graphismes (démo jouables dispo sur PSN et XboxLIVE)…

    A partagé sa vision des choses le 2 janvier 2011
  3. melar

    C’est le jeu que j’ai commandé il y a une éternité mais qui veux pas venir chez moi.
    Bon test, je m’étais beaucoup renseigné sur le jeu avant et les avis sont les mêmes.

    Par contre, il reste beaucoup de fautes d’inattention dans le texte.

    A couché sa pensée le 3 janvier 2011
  4. masa

    Cela donne bien envie, je vais me le procurer en uk je pense.

    A fini par le dire le 4 janvier 2011
  5. Kasilla

    Moi j’adore les réactions du Majin, il est tellement attachant !

    Quand le niveau de vie de Tepeu (se prononce « Tépéou ») tombe bas, il vous dit de sa voix inquiète « Toi presque mort ! ».

    Quand vous réussissez une action d’éclat, il applaudie et rigole :D

    Et quand vous retrouver des perles de souvenirs et qu’il se mets à vous parler de « l’ancien temps », sa grosse voix caverneuse et son phrasé de bébé (« Moi me souvenir… ») son trop attendrissante ^^

    En véritable effort sur les doublages donc, ce qui est assez peu fréquent au final…

    Nous l'a avoué le 5 janvier 2011
  6. arnojumo

    tous simplement féerique… je n’avai pas été autant envouter par un jeux depuis ocarina of time… ok les graphisme date un peu mais au niveau de l’ambiance general, tout simlement enorme, comme la été a une époque the darkness… bref je le conseil vivement!

    A fini par le dire le 8 janvier 2011
  7. Romani Laura

    Ce jeux je les essayer j’ai énormément accroché surtout au majin qui parle mais pas comme tepeu un monde féerique une très belle histoire dommage car la fin était beaucoup triste et ces dommage qui font pas un 2 Eme Majin and thé forsaken kingdom car l’histoire et très très belle et sachant que à la fin me majin part avec les ténèbres car ces pouvoir son pas assez fort ces dommage t’es très bon jeux

    A fini par le dire le 22 juillet 2016

Votre avis ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Go to top