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[Beta] Gears of War 3


Get out of my aim fire, asshole !

Gears of War 3 sortira le 20 septembre de cette année dans nos vertes contrées afin d’ouvrir le bal des sorties après la disette estivale. Séquelle de la série, et probable dernier opus, il retrace les combats des Gears contre les Locustes et les Lambents 18 mois après l’histoire du deuxième épisode. Pour en savoir plus sur le gameplay de la campagne solo, il faudra très probablement attendre sa présentation à l’E3.
Mais, en attendant, EPIC mise sur le multijoueur, qui a toujours été une part importante de la saga, et rassemble de nombreux apprentis Gears de par le monde. Afin de nous offrir la meilleur expérience de multi possible, EPIC a décidé d’ouvrir une béta jusqu’au 14 mai, et ça, c’est juste énorme. Mais trop peu quand on y a goûté.

    Graphismes

La béta offre des effets lumineux superbes. Les décors sont très colorés comparés aux précédents épisodes, certains environnements ne sont pas totalement gangrenés par la guerre. Les textures environnementales et celles des personnages sont fines, travaillées, vraiment très belles.
Les explosions et les effets balistiques sont vraiment très bien rendus, ainsi que les exécutions, qui s’avèrent hyper saignantes. Miam !
Tout est très fluide grâce au Unreal Engine 3, et les capacités de la console semblent très bien exploitées. Gears of War servira-t-il encore de démo technique pour l’E3 ?

    Du classique, mais efficace

Comme je vous l’avais dit ici, le multijoueur comprendra un mode Beast, l’équivalent locuste du mode Horde. Dans la béta, ce sont les trois autres modes qui sont présentés, rien que de très classique, mais avec quelques nouveautés à la clé. De plus, le multi se verra offrir cette fois-ci des serveur dédiés !

Carmine et son casque anti-headshot armé d'un scrorcher. All you need is... RUN !

Le King of the Hill est le mode de domination par excellence. Il faut maîtriser une zone précise sans s’en faire éjecter. Le premier qui aura atteint les 170 points sera déclaré vainqueur. Ces points d’XP s’obtiennent en faisant diverses manœuvres et en évitant la pluie de bastos.

Le mode Capture the Leader prévoit de protéger votre chef d’escouade. En n’oubliant pas de lui fournir des munitions pour qu’il puisse se défendre tout seul, parce que ce n’est pas non plus une frêle pucelle. Mais surtout, votre objectif est de capturer le chef ennemi et de l’amener jusqu’à votre lieu de respawn pour remporter la partie.

Le Team Deathmatch quand à lui, est le jeu du chamboule-tout. Aléatoirement, vous serez locuste ou Gear, et avec quatre inconnus, vous devrez vous coordonner, ou pas, pour descendre les cinq d’en face. Chaque équipe dispose de 15 vies et le match se termine lorsque tous les autres sont morts. Simple, rapide, efficace, et diablement prenant. Cardiaques, s’abstenir, car rien n’est jamais joué en Deathmatch.

    Les maps

Quatre sont disponibles et deux avaient été choisies par les joueurs via un sondage sur la page Facebook d’EPIC au mois de février.

Old Town est peut-être la plus compliquée à gérer, car elle offre assez peu de couvertures. Ouverte, elle permet à n’importe qui de vous prendre à revers, d’autant qu’elle est très petite. A contrario, en équipe, il est presque impossible de prendre une position défendue. Y’en a qui ont essayé, ils ont des problèmes. Si elle ne paraît que désertée, et non complétement détruite, c’est que, située sur une île, elle n’a pas encore subi les effets de l’Émergence. Elle offre quelques armes redoutables, en dehors des grenades incendiaires : un boomshot ou un digger launch ( arme capable de creuser des petits tunnels dans le sols et de faire exploser les dits-tunnels), un ou deux scorchers ( lance-flammes ) et un longshot. Vous pouvez même y tuer les poulets.

Old Town, plan et vue de l'intérieur

Checkout est un hypermarché déserté très rigolo. La carte offre de nombreuses cachettes, comme des étals, des comptoirs, des arrières-boutiques, mais attention, certains éléments sont destructibles, ce qui n’exclue pas que vous vous fassiez buter sous couverture. De plus, parce que le magasin propose foultitude de cachettes, il est aisé de passer devant un ennemi sans le voir, et de vous faire tuer bêtement. Mais c’est ça qui est fun. Au programme des réjouissances, un mulchar – mitrailleuse lourde portative – , un pistolet mitrailleur Gorgon SM ( vicieux le flingue, malgré sa taille ) et un longshot.

Checkout plan et vue intérieure

Trenches ne porte pas nécessairement très bien son nom. En effet, les tranchées façon 14-18 en sont plutôt absentes, mais la poussière et la brume, elles, sont de la partie. C’est certainement la carte la plus symétrique et la plus étriquée. En son centre, elle dispose d’une plate-forme équipée d’un mortier, qui se retrouve incidemment pile en face d’un nid d’aigle équipé d’un longshot. Autant le mortier est très exposé aussi bien d’en bas que par rapport au nid, autant les snipers seront relativement à l’abri, à moins de venir les y chercher, au risque de le faire sous une pluie de balles et d’y laisser votre peau de bébé ou écailleuse.

Pour terminer, la part belle est faite à un personnage en particulier, Augustus Cole. Souvenez-vous que dans le premier opus, lorsque l’escouade Delta le secourait, l’on apprenait qu’il était dans son ancienne vie un célèbre joueur de Thrashball, sorte de foot américain en bien plus musclé. Eh bien, justement, ici, vous pourrez descendre vos ennemis dans son ancien stade de l’équipe des Cougars. Au programme, un terrain ouvert, mais avec des couvertures, surmonté d’un tableau de scoring, des vestiaires, des tribunes, et des couloirs. En sus, un mulchar ou un mortier, nombre de grenades, un digger launch. Une des maps les plus sympas !

Thrashball plan et vue intérieure

    Les armes

J’en ai déjà citées un certain nombre, mais uniquement celles jonchant les cartes. De votre côté, vous avez un arsenal de base. Grenades fumigènes, un flingue de défense personnelle, un fusil de courte portée, et un fusil d’assaut.

L’indispensable Gnasher fait partie de l’effectif. Sauf que EPIC a ajouté un autre shottie à l’arsenal : le Sawed Off. Redoutable comme arme de contact ( léthal à tous les coups ), sa chambre ne contient qu’une balle à la fois et demande un temps de rechargement impressionnant. Il fait polémique dans la communauté, car il est classé « arme de noob », justement parce qu’une seule balle suffit à tuer net. Pour ma part, je le trouve assez complexe à gérer, à cause de son temps de recharge. Si vous ratez votre coup, il faudra rouler, courir, se planquer, pour échapper à votre adversaire. Pas pratique.
Je lui ai donc largement préféré le Gnasher, qui peut parfaitement être aussi efficace en headshot, et dont la portée est plus importante. Par ailleurs, ce fusil à pompe peut tirer plusieurs balles avant d’avoir à être rechargé.

Pour les fusil d’assaut, il faudra choisir entre le Hammerburst, le Lancer et son über scie, et le Retro Lancer. Ce dernier est en fait l’arme utilisée par les Gears pendant les guerres pendulaires, et abandonnée au profit du lancer que l’on connait. Pour une excellente raison : la baïonnette montée sur son canon réduisait sa portée de tir, et surtout, gênait la stabilité de l’arme. Problèmes que la scie avait éliminés.
Précisément ici, l’on est confronté au même soucis. Comprenez-moi bien. A moyenne ou courte portée, trois balles du Retro suffisent à vous tuer, ce qui le rend économique et efficient. Mais, la visée est juste archi pénible, car elle se désaxe à chaque balle tellement l’arme à de recul. Parfait pour le blindfire, c’est ultra pénible pour un tir de précision si on ne l’a pas apprivoisé. En mode charge, la baïonnette s’avère très marrante, transperçant l’ennemi de part en part. Mais attention, pour la charge, il faut d’abord prendre de l’élan, et votre cible peut parfaitement changer de trajectoire. Le Retro est le deuxième point noir côté communauté, elle aussi cataloguée arme noobesque.

Armez, chargez, empalez, c'est pesé.

Le hammerburst est très efficace aussi, et dispose d’une visée spécifique à longue distance. Son inconvénient est de ne pas véritablement tirer en rafale.
Le sacro-saint Lancer a été amélioré. Le chargeur contient plus de balles, la portée est plus grande. C’est selon les stats l’arme la plus utilisée par défaut lors de la béta. Son seul inconvénient, c’est d’utiliser presque une barrette complète avant de descendre un opposant. Mais elle compense largement en étant une arme de combat rapproché redoutable, grâce à sa scie intégrée. Si l’on arrive à être plus rapide que la personne en face évidemment. De très loin mon arme préférée, car c’est la seule à répondre à mes manies de jeu.

Personne n'arrête Cole Train avec son Gnasher

Vous choisissez vos armes par défaut, en tous cas, le shottie et le fusil d’assaut. Cependant, maintenant, vous pouvez aussi, lorsque vous attendez un respawn, changer vos armes en appuyant sur A. Bien pratique lorsqu’on a fait le mauvais choix de départ, ou lorsque l’on doit s’adapter à certaines situations.
Au fil des matches, vous pourrez gagner des skins pour personnaliser vos armes. Un skin spécifique est même déblocable pour la version au détail : le Retro Lancer plaqué or.
Dernière petite touche Gears : chaque arme dispose d’une exécution spécifique et bien gore ! Âmes sensibles, toussa…
Un soin tout particulier a été mis dans cette béta pour équilibrer les armes et c’est tant mieux.

    Les personnages

Ici aussi, il a du changement ! Depuis le début, l’équipe d’EPIC tient à inclure des personnages féminins à leur univers bidasse badass. Jusque là, la communauté avait été assez réfractaire. Mais ici, ô joie, des persos féminins seront jouables. Comme vous l’aviez certainement déduit des trailers et des affiches, Anya Stroud est de la partie. De fait, elle est jouable dans la béta, et si vous avez lu les romans des Karen Traviss, vous savez pourquoi. Dans la béta, elle fait carrément moins petite fille sage responsable des communication, et tient beaucoup d’une certaine Major Stroud. Une autre femme fera également son apparition en septembre.
Marcus, Dom, Baird et Cole sont toujours là, ce qui est plutôt normal, ainsi que les chefs respectifs des deux factions.
Cole bénéficie d’un traitement spécial avec des costumes déblocables, dont un dans l’édition définitive.
Côté locuste, nous retrouvons les mêmes : drone, grenadier, kantus… et Myrrha la mystérieuse.

Faut pas faire chier Anya.

    Système de points

Le multi est régi par un ensemble complexe de comptabilisation des points. Ici, tuer n’est pas jouer.
Pour avoir plus de points, il faut aussi relever des alliés blessés, et blesser à mort les ennemis. Certaines exécutions valent aussi des points, et vous en obtenez encore en touchant des ennemis sans les tuer : si quelqu’un de votre équipe les tue, vous verrez s’afficher des points d’ « assist ». Non, vous n’êtes ni dans Halo, ni dans un COD. Le travail d’équipe vous rapportera toujours plus que de vous la jouer lonesome cowboy. Même votre nombre de morts dans une partie vous octroie des points.
De plus, EPIC a mis en place un système de médailles et de rubans. Les médailles s’acquièrent en performant un certain nombre de matches avec une arme, un personnage, votre nombre d’équipiers relevés,…
Les rubans représentent certaines actions accomplies dans les manches de jeu. Ainsi, Super signifie que vous avez descendu un ennemi en fuite par un tir pleine tête, Underdog que vous avez buté un joueur 25 niveau au dessus de vous, la Carmine Star que vous êtes les joueur le plus souvent abattu par un tir à la tête, ou le F.IF.O. Que vous avez été le premier à être tué dans une manche. Il y en a vraiment pour tous les joueurs, du plus mauvais au meilleur. Du reste sachez que ceux qui ont le plus de niveau affiché ne sont pas nécessairement de supers joueurs, et méfiez-vous de certains affichant un niveau 2 à 5 mais qui sont de redoutables tueurs. Le multi, c’est comme une boîte de chocolats.
Fidèle à son habitude, EPIC ne vous rend pas les choses faciles malgré les apparences. La montée en niveau peut être très lente, et la difficulté plutôt relevée, malgré les critiques de joueurs chevronnés.

    Les aléas.

Ne nous voilons pas la face, tout n’est pas parfait. Rappelons que c’est bien une béta, et non la version définitive.

Ainsi, parfois, il sera particulièrement pénible de jouer face à une équipe campant devant votre respawn parce que l’IA ne vous balance pas de l’autre côté de la map. Du coup, c’est boucherie assurée, surtout sur Trenches avec un type au mortier et les quatre équipiers en embuscade. Il arrive même que vous reveniez sur le terrain en même temps qu’un ennemi, et dans le même endroit.
D’un autre côté, je vais rejoindre une partie des joueurs US et dire que définitivement, le Sawed Off est pénible. Mais en même temps, c’est le jeu de s’adapter et d’éviter cette arme. La seule solution étant de bien regarder autour et derrière soi, et ne pas camper. Parce que oui, ces joueurs ont tendance à vous tirer dans le dos pour ne pas subir de retour de bâton.
En Deathmatch, les vies sont distribuées de manière trop aléatoire et le temps de respawn, variant entre l’instantané à 12 secondes ( ?! ) parait assez curieux.
Outre cela, depuis que la béta a été ouverte à plus de monde via un code ami offert par Xbox à tous ceux qui avaient déjà joué dans le cadre de l’opération Never Fight Alone, les serveurs ont tendance a être un peu instables et à couper la connexion inopinément. Vous vous retrouvez ainsi sur un champ de bataille déserté, ou face à des personnages courant contre des murs. Ou en déco pure et simple sans comprendre le comment du pourquoi. Ceci affecte également vos conversations en chat privé avec vos équipiers.
Autre point noir, et là, véritablement gênant quand on sait qu’il s’agit d’un jeu de coordination entre joueurs, ce sont les types qui viennent simplement faire acte de présence, en pensant que ça leur rapportera des points pour monter en niveau sans se mouiller. Je m’explique. J’ai croisé pas mal de types qui passaient des manches entières fusil face au sol, dans le respawn, à tourner en rond. Sans jamais bouger ni tirer une balle. Autant je peux comprendre ceux qui sont inactifs par nécessité ( pause pipi, urgence, message à lire ) mais qui ne le sont que peu de temps, autant je comprends assez mal ceux qui rejoignent une partie pour rien. Pourquoi venir si jouer ne vous intéresse pas ?

Teamwork

    Conclusion

Je pense avoir déjà dit quelque part que Gears of War est une de mes licences préférées, voire, ma préférée tout court. J’adore cette ambiance de fin du monde dans les bottes de plates technologiques de ces bidasses bodybuildés à l’humour grinçant. J’adore voir un Carmine se prendre une balle pleine tête. J’adore me friter à ces écailleux de locustes au faciès porcin, grognant des insultes quand vous lancez un Hammer of Dawn. J’adore cette montée d’adrénaline quand je prends mon pad pour y jouer en mode solo ou coop.
Oui, j’ai beau avoir bouclé le 1 et le 2 plusieurs fois dans toutes les difficultés, je n’avais jamais tenté le multi, honte sur moi.
Pourquoi ? Parce que je suis une daube absolue et que je n’aime pas que tout le monde le sache. Mais là… mais là voilà, j’attends ce jeu depuis une éternité au moins, il ne sortait qu’en septembre, et on me proposait de jouer à la béta.
J’ai craqué, et je ne le regrette pas du tout.
Je suis toujours très mauvaise selon mes critères, même si j’arrive à sortir de bonnes manches, uniquement quand je suis face à de très bons joueurs qui me cassent les pieds à me mettre à terre quand je m’y attends le moins. Du coup, je suis obligée de faire preuve d’attention et de patience pour les avoir aussi, de jouer en équipe, et ça marche. J’atteins rarement le meilleur score d’un match, mais je m’en fous, je joue surtout contre ma noobitude. En plus de ça, j’aime tellement emmerder les gens avec ma scie que je me fais souvent descendre au corps à corps. Ça fait partie du jeu, et ça me fait rire.
Mais une chose est certaine. La béta dépote, et dès que l’accès sera fermé, je pense me mettre au multi du 2. Avis à ceux qui ont envie de jouer en team avec une boulette qui joue les médics. Bon, je vous rassure quand même, je ne sévirai que sur le multi Gears, parce que le reste, je m’en fous.

Ce que Gears of War a que les autres FPS/TPS n’ont pas, c’est cet esprit d’équipe, de coordination qui fait que la survie des individus est subordonnée à la capacité du groupe à jouer en cohésion. On ne vous demande pas de fragger à tout va, mais de défendre vos copains et de poser des pièges pour rendre une position inexpugnable. NEVER fight alone.

Mes plus sincères remerciements à Xbox France qui m’a donné l’opportunité de jouer dans les bottes de Marcus et Anya et de sentir bon en me faisant une perfusion sous la douche. Vivement septembre !

Sur ce, je vous laisse en compagnie d’une interview des dev, en l’occurrence, Cliff Bleszinski et Rod Ferguson le Vikking, dans une interview en anglais réalisée par le site Gamespot.

2 commentaires

  1. Mathis

    Pas mal , réelement j’ai vue des gameuse plus forte que des PGM ! chapeau !

    Nous l'appris le 6 octobre 2011
  2. WENDAEL

    VOILA JE NE N AI PAS FAIT LA BETA ET J AIMERAI AVOIR LA RETRO EN OR ET COLE TRAIN,COMMENT LES AVOIR?

    A craché le morceau le 15 août 2012

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